‹ Leçons de clinique médicaleChapitre 129 sur 287 · TROUBLES FONCTIONNELS · texte numérisé non relu

TROUBLES FONCTIONNELS

intéressant à la fois la membrane muqueuse et la couche mus- Guleuse, supprime du môme coup et la sensibilité, qui est le point de départ de toute contracture réflexe, et l'élément contractilo, sans lequel on nopcutcomprendrela production de cette conlrarture. Voilà commentonpeutserendre compte delà disparition des phénomènes spasmodiques chez notre malade. Un fait me porte à croire que c'est à l'ulcération de la masse cancéreuse qu'il faut attribuer la diminution des accidents ; il y a eu, en effet, plusieurs jours de suite une diarrhée extrêmement fétide et comme icho- I reusc ; toutefois, je me hâte d'ajouter que je n'ai trouvé dans les matières aucun lambeau de muqueuse ulcérée, ni aucun produit ; cancéreux.

J'ai donc été amené, messieurs, à propos d'un cas particulier, à vous faire la patho génie des accidents qui peuvent accompa' gner tout rétrécissement, et je vous ai fourni, à l'appui de la loi i que je pense vous avoir suffisamment démontrée, des preuves ■ physiologiques, cliniques et pathologiques. Rappelez-vous donc i que tout rétrécissement entraîne le spasme, et que l'irritation | nécessaire à la manifestation du spasme local peut consister en une lésion matérielle ; que l'irritation est assez souvent la conséquence de manœuvres chirurgicales, comme il arrive à la suite du cathétérisme ; qu'enfin le contact de matières irritantes, telles qu'un calcul, telles que l'urine ou les matières fécales arrêtées et ; altérées, est capable de la déterminer.

Vous pourrez ainsi, étant donné un rétrécissement, prévoir par analogie les phénomènes auxquels il donnera nécessairement > heu. Et voilà qu'à propos d'un cas particulier je vous ai fait une leçon de pathologie générale, déduite de la clinique ; c'est que la clinique n'est rien moins que la pathologie illustrée par le malade. En effet, sachez-le bien, le cas du malade du n° 22 n'est pas un fait individuel, mais un fait général. En résumé, messieurs, tous les conduits rétrécis peuvent pré- : senter des phénomènes semblables, parce que leur structure est analogue. Les conduits biliaires ont leur spasme, comme le cœur aie sien, qui se nomme palpitation. Le larynx se convulsé dans e croup, et il en est ainsi des petites bronches dans la bronchite 1 ''Plaire ; dans ce dernier cas, les petites bronches sont rétrécies

m LES RÉTRÉCISSEMENTS.

par les produits inflammatoires, et de temps à autre l'irritation de la muqueuse aérienne amène une suffocation spasmodique d'autant plus grave que le spasme se produit sur une étendue considérable. La môme pathogénie rend compte des accès d'asthme dont vous avez un exemple au n° 16 de la salle Saint-Charles; l'asthme, en effet, n'est souvent que l'expression spasmodique d'un rétrécissement par fluxion des canaux bronchiques. Le processus est encore ici identique à celui que je vous exposais tout à l'heure ; il y a toujours une irritation primitive, qui est le point de départ d'une dyspnée réflexe suffocante, due aux spasmes des muscles de Reissessen Dans la coqueluche, c'est encore le même mécanisme, mais se produisant alors du côté du larynx.

En fait, messieurs, ce que j'ai voulu vous démontrer, c'est l'existence de cette loi générale, à savoir : que « tout rétrécissement s'accompagne de spasme, »» et que « la cause prochaine de ce spasme est l'irritation. »

Le corollaire thérapeutique de cette loi, c'est l'intervention des antispasmodiques dans le traitement des rétrécissements, et l'action puissante en pareil cas de la belladone.

Rappelez-vous donc, à propos du fait isolé que je viens d'état dier avec vous, la loi générale que j'en ai déduite, et dont vous connaissez maintenant la formule.

L'ENDARTÉRITE

ET

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