‹ Leçons de clinique médicaleChapitre 221 sur 287 · TRAITEMENT PAR LES CAUTÈRES MULTIPLES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PAR LES CAUTÈRES MULTIPLES

assez rapidement guéri, par des cautères multiples, de son épancheraient aigu, alors que je croyais la ponction de la poitrine urgente et indispensable.

Les deux autres faits de guérison de M. Antonin Martin sont d'autant plus intéressants qu'il s'agit, dans un cas, d'une nourrice en plein allaitement et, dans l'autre, d'une femme enceinte.

Un autre cas, qui m'est personnel, est celui d'un médecin âgé de soixante-dix ans, goutteux et épuisé. L'épanchement avait diminué par l'application de trois vésicatoires, mais il restait bien un litre de liquide qui ne semblait pas vouloir se résorber. La fièvre, qui n'avait jamais été intense, était tombée, et l'on n'éLait guère disposé dans l'entourage en faveur de la ponction de la poitrine. A la sixième semaine de la maladie, deux larges cautères furent appliqués sur la ligne axillaire, aux cinquième, et sixième espaces intercostaux; la suppuration y fut entretenue à l'aide de pois, et un mois plus tard toute trace d'épanchement avait disparu.

Cette médication par les cautères multiples est donc loin d'être sans valeur et mérite d'être recommandée, au cas surtout où le malade et sa famille se refusent à la thoracocentèse.

630 LES PLEURÉTIQUES.

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