ÉLÉVATION DE LA TEMPÉRATURE
1/2 heure après la ponction.
6 heures après la ponction.
I,r p., in 1 \ (La température
1 \ n'a nas été crise.
n'a pas été prise.) 1",9 0°,9 1°,3
Cet ensemble de faits démontre donc que la ponction de la poitrine, au cas de pleurésie aiguë, n'est pas seulement irrationnelle, mais qu'elle peut être pleine de périls : car on risque d'abord de voir se reproduire l'épanchement, et, alors, c'est à recommencer; mais on risque ensuite de voir l'épanchement se transformer, en se reproduisant, de telle sorte que, de séreux, il devienne purulent.
En effet, je viens de vous prouver qu'il se passe pour la plèvre, au cas d'inflammation, ce qui se passe pour le péritoine, au cas d'hydropisie; mais combien différentes sont les conditions! Par la ponclion de la plèvre enflammée., vous avez ajouté à Yhypérémie phleçjmasique antérieure une nouvelle dose d'hypérémie, Yhypérémie secrétaire : il y a plus de chaleur, donc il y a plus de sang; et ce plus-de-sang augmente la tension dans les réseaux capillaires de cette plèvre malade; et cette tension plus grande peut entraîner l'extravasation non plus seulement de sérosité, mais de fibrine plus abondante, mais même de leucocytes; dételle sorte enfin que l'épanchement nouveau sera plus fibrineux et pourra même, avec ces accumulations successives d' hypêrémies sé-