CE QUE FAIT LE BAIN FROID. 28B
est troublé h un très haut degré, il faut, pour ramener ce système nerveux à son équilibre, employer des moyens d'une énergie proportionnée au défaut d'équilibre de ce système. C'est ce que vous réalisez lorsque vous prescrivez, par exemple, le sulfate de quinine dans la fièvre intermittente ; vous donnez des doses très élevées suivant l'intensité des accidents fébriles. Il en est de même pour l'eau froide ; vous devez l'employer et plus froide et pendant une plus longue durée alors que les accidents nerveux sont d'une plus grande intensité et d'une plus grande gravité.
En fait, le bain froid, dans la dothiénentérie, n'est pas un réfrigérateur; c'est un modificateur, un équilibraleur du système nerveux; ce qu'il produit d'abord, c'est une amélioration dans les accidents cérébro-médullaires — et encore faut-il que l'organisme du malade y consente, ce qu'il n'a pas fait chez mon dernier malade de l'hôpital Necker; — ce qu'il produit ensuite, c'est un abaissement de la température, mais tardivement (après le deuxième, le troisième ou le quatrième bain; quelquefois pas même après le vingtième), abaissement non point direct, mais indirect : je veux dire non par soustraction du calorique actuel, mais par noii-production de calorique exagéré ; — et cela par le fait du retour h l'équilibre dans l'état fonctionnel des centres thermogènes.
L'action du bain froid n'est donc pas physique, elle est dynamique.
Il faut donc que le système nerveux consente à revenir à l'équilibre, ou qu'il soit en état d'y revenir. Si l'effet désiré (cessation des désordres nerveux ou thermiques), si cet effet, dis-je, n'est pas obtenu après le quatrième bain, le mieux serait d'y renoncer.
Voilà ce que la pratique m'a appris, et ce que j'ai le devoir de vous transmettre.
28G LES ÏYI'IIOIDIQUES.