‹ Leçons de clinique médicale. T. 3Chapitre 170 sur 287 · CENT VINGT ET UNIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CENT VINGT ET UNIÈME LEÇON

Le choléra indien.

(suite.)

Traitement îi la période de spasme ou période algide. — Action antispasmodique du sac îi glace, des courants continus ou des bains chauds. — Traitement de la période typhoïde.

Messieurs,

Le traitement idéal du choléra consisterait à éliminer le poison ; mais ce n'est qu'un rêve, nous ne pouvons qu'en neutraliser les effets, c'est-à-diré l'expression de la réaction de l'organisme offensé.

Dans ma dernière leçon, je me suis arrêté au choléra algide, et que j'appelle spasmodique. Je vous ai donné la démonstration anatomique de l'altération du plexus solaire; et je vous ai montré qu'il était rationnel d'attaquer cette perturbation de l'innervation par divers moyens : sangsues, vésicatoires, électrisation, glace. Je dois vous dire qu'aucun traitement ne doit être fait d'une façon exclusive. Il est irrationnel d'appliquer toujours la même méthode thérapeutique, quelque vraisemblable que soit la théorie sur laquelle elle s'appuie (1). Ce ne serait ni humain, ni médical, car si la nature du mal est toujours la même, les formes qu'il revêt sont des plus différentes et ne sont pas justiciables des mômes moyens. Je vous dirai bientôt quelle a été ma méthode pendant cette épidémie,' et vous verrez qu'elle a varié d'application suivant les cas que j'avais à soigner.

Pendant la durée du choléra spasmodique, il y a diminution des fonctions des reins, du foie, etc., qui reçoivent moins de sang par contracture vasculaire. Plus longue sera la durée de cet état, plus longue sera la rétention des matières excréraenti-

(1) Voir plus haut les leçons sur les Traitements des typhoîdiqnes.

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