CENT TRENTE-SEPTIÈME LEÇON J
marche «lu goitre exophtlialuii<|ue. — llôle énigmatiquc ' du corps thyroïde. — Myxwdème par absence ou ablation
de cette glande.
Acheminement de la névrose vasculaire vers le goitre, et du goître vers la ' cachexie. — Lésions matérielles par le fait de la durée de la maladie. — •! Diagnostic parfois difûcile.— Myxœdème et injection de suc thyroïdien.
Messieurs, "t
Après avoir esquissé la pathogénie et la nosologie du goîlre i exophthalmique, il me reste à vous parler de la marche de cette ; singulière affection. Chez quelques malades, la triade sympto- ■ matique se trouve au completen quelquesjours, je n'oserais dire ■ en quelques heures; ils ont un gros cœur, de gros yeux, un gros * cou. Mais ils ont eu d'abord la névrose vasculaire, la tachj'cardie ; et les palpitations, et ce n'est qu'à la suite de l'émotion que le ; corps thyroïde s'est gonflé, et qu'en troisième lieu les yeux sont t| devenus plus saillants.
Puis, à ce début plus ou moins rapide, succède une phase de îi chronicité; mais celle-ci peut être interrompue par des poussées si fluxionnaires assez violentes parfois pour mettre lavie en danger. . C'est alors qu'on observe un tumulte violent du cœur, de la dyspnée et de l'angoisse, de la congestion pulmonaire et enfin . I une véritable asystolie.
Et parfois l'angoisse du malade est encore accrue par une t compression de la trachée due au gonflement du corps thyroïde. La trachéotomie peut devenir nécessaire, et vous voyez quelle . opération dramatique au milieu de l'asphyxie, avec cette hyper- trophie du corps thyroïde, ce gonflement des veines du cou, un . cxorbitisme tel qu'on a vu la subluxation de l'un ou des deux v yeux. j