‹ Leçons de clinique médicale. T. 3Chapitre 84 sur 287 · QUATRE-VINGT-DIX-SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

QUATRE-VINGT-DIX-SEPTIÈME LEÇON

Fièvre typhoïde, sa nature, son traitement.

Longue survie du bacille d'Ebei-th.— De parce bacille, la fièvre typhoïde serait toujours extrinsèque et d'origine parasitaire. — De par l'observation, la fièvre typhoïde peut être et est le plus souvent intrinsèque par développement spontané. — Il en est ainsi de la diphlhérie. — Traitement de la dolliiénentérie suivant les indications. — Combattre surtout les congestions.

Messieurs,

A propos de cas observés à l'hôpital et en ville, à propos d'expériences de laboratoire, j'ai l'intention de vous entretenir d'un sujet aussi vieux que la vie civilisée, et toujours nouveau, cependant, grâce aux progrès de la science contemporaine : je veux parler de la fièvre typhoïde.

11 semble évident à quelques médecins contemporains que la fièvre typhoïde est une maladie bactérienne, et que, par conséquent, c'est une maladie extrinsèque, étrangère à l'organisme, essentiellement et nécessairement communiquée ; et il semble non moins évident par quelques faits observés avec toute la sincérité possible, avec toute la rigueur désirable, que certains cas échappent à V extériorité de la maladie, c'est-à-dire sont d'origine spontanée; c'est ce que je vais essayer tout à l'heure de discuter avec vous.

Dans des expériences très bien conduites, MM. Straus et Du-

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