‹ Leçons de clinique médicale. T. 3Chapitre 97 sur 287 · LES TYPH0ID1QUE · texte numérisé non relu

LES TYPH0ID1QUE

guère ici suspecter), les passages les plus significatifs et les plus inléressants de la lettre de notre honorable confrère de Lyon ; il me semble par là démontré que, môme dans cette ville, sur un tout autre terrain que celui où nous sommes à Paris, le traitement de la fièvre typhoïde par la méthode de Brand ne donne pas des résultats plus favorables. Celte lettre est un document que consulteront avec fruit tous ceux qui se préoccupent de cette importante discussion. »

Yoici maintenant ce qu'en dit M. le professeur Bondet (de Lyon) :

« Depuis le jour où la question de la méthode de Brand a été soumise à l'Académie, j'ai essayé, malgré mon peu de goût pour l'emploi de la méthode numérique dans la démonstration des vérités thérapeutiques, d'appuyer, ou plutôt de contrôler ces convictions par le dépouillement d'un certain nombre de statistiques empruntées, les unes aux hôpitaux civils de Lyon, dans lesquels la méthode de Brand a continué àêtre appliquée avec plus ou moins de rigueur, les autres aux hôpitaux militaires de la mômeville, où la même méthode n'a été que très exceptionnellement employée.

« Voici les résultats comparatifs auxquels je suis arrivé. Pour une même période de temps, partant de 1874, époque à laquelle la méthode de Brand a été vulgarisée à Lyon, jusqu'au 1" janvier 1883, c'est-à-dire pendant neuf ans, sur un total de 2609 malades dans les hôpitaux civils, il y a eu 396 décès, et dans les hôpitaux militaires, les fièvres continues figurant, bien entendu, à côté des fièvres typhoïdes, sur 3471 cas, il y a eu 465 décès. Soit pendant ces neuf ans une moyenne de mortalité de 15,1 POUR 100 pour les hôpitaux civils, où la méthode de Brand con\inuait à être plus ou moins rigoureusement et régulièrement appliquée^ et 13,39 pour les hôpitaux militaires où elle ne l'a été que d'une façon tout à fait exceptionnelle.

« J'ai dit, il n'y a qu'un instant, mon peu de goût pour les démonstrations cliniques à l'aide des chiffres. Ceux que je viens d'indiquer peuvent peut-être inspirer une confiance relative parce qu'étant assez considérables, portant sur une période de temps suffisamment longue, et étant représentes par des unités

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