Livre
Once 31,070
Gros 3,880
Scrupule 1,290
Grain 0,004
Quant aux mesures de capacité, la pharmacopée de Londres emploie celles qui dérivent du gallon :
Lilres. Onmmo?.
Gallon 3,785 378,")
Pinte 0,^i73 473
Once fluide 0,023 23
Gros fluide 0,002 2
Minime 0,000^j 0,4
Telles sont les mesures exactes. Cependant, dans les formules dont j'ai donné l'évaluation en poids français, j'ai aîifligné, pour éviter les fractions, 32 grammes à l'once, 4 grammes au gros, l^r^SO au scrupule et 0 centigrammes au grain.
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rïMP*Sirt DA«S LE TÏPHUa KLVLll. H?,
remarquer que ce sel paraît posséder, outre ses propriétés ustringentes, une influence anliphlogislique ; nuus ne pourrions comprendre sans cela les bons eifels qu'il produit dans les héinurrhagies actives et dans les palpitations du cœur; il a été beaucoup vanté en France contre cette dernière afTectioii : on le. donne alors à doses élevées.
Occupé justiu'ici de vous faire connaître les indications de la tércbentUine et de l'acétate de plomb, j'ai négligé de vous signaler plusieurs autres moyens de traitement usités contre la tympiinite, et dont l'action est bien connue di; tous les praticiens. Aucun d'eux n'est plus edicace que l'application de sanijsues à l'anus, lorsigu'il existe un état Lullammaloire ; et dans totin les cas on se trouve très bien de faire enduire d'onguent mercuriel une grande étendue de la paroi abdominale, préalablement dénudée par un vésicatolre.
Mais ce n'est pas seulement contre la tympanite que la térébenthine trouve son emploi ; elle est également très utile pour combattre le délire de la dernière période de la tièvrt'.
tiona d'otMervcr la uiaUUie, a voir ilsns lei accidenta eèrébraux l'exjireision sjmptomatique univoque et conslante du lyplius cuntagieux, el l'on a complètement laisrté ik cOté lea phénomènes intestinaux. liien plus, quelque; médecins, à l'Bris du moias, rt^rdenlles accidenta gastro-inleslinaux. comme caractéristiques de la fièvre tjphoïde, et fondent sur eux le diagnostic difforenticl d« cette pyreiie et du typhus; à la lectnre des passages que Graves s cunsacrés à l'étude de la lym|ianile, de la diarrliéc cl des bèmorrliagLcs inteslinaies, ils ne irninqueront pas de s'écrier que l'auteur a tout cdofandu. Il importe donc de ne pas laisBcr lubsislcr cette erreur : les lymptilnies du c^é du tube digesliC existent dans le l)|>tius, aussi bien que itans la llcvre typhoïde ; teolemeDl, tandis que dans la dolhiénentérie ils cooslItucuL dèi le début dca pliénomènes domioanls, ils apparaissent plui lardivement dans le typhus, oii on les observe rarement avant le deuxième stiplcitairc ; ils varient en intensité dans les diverses épidémie*, roali ils ne Tunt totalement défaut que dans le typhus sidérant, qui tue en Irvi* ou quatre jours. J'indiquerai ici, afin de lever tous les doutes, quelques-uns des uileun qui ont accordé à ces accidcnls une mention spéciale.
Hatdeval, dam son mémoire sur les fièvres épidèmiques de Catalogne, signale roppression à la région épigastrique, les vomituritions, le gonllemenl de l'abdomen, les déjections alvines involontaires. De Mertcns, dans sa relation de l'épidémie do HoMOU, a noté lei mêmes sympldmes, Monro, qui a décrit la fièvre castrale de Cax Heat (1779). a insisté sur le (lux de ventre qui achevait d'abattre les Turces des malade*. Hildenbrand a fait connaître avec soin les symptdmes abdominal» de la seconde période (période nerviuse] du typtius : les selles sont fréquentes et [lUtrïJes ; le ventrceit le siège de douleursqui augnientenl par la pression; ces douleurs sont dues ■ lin èltl iiiHammatoire des inlcstins, kquvt vayactêrist constamment la maladie dans cette période ; Il regarde également le luéléorisnie comme un phénomène presque Il «hiectera pcul-étrc que CCE observateurs, ne connaissant puïiit lu
iH||]abm snr le système nerveux. J ai vu des patients arrachés à kl MWfi^ grâce à qudques doses de ce médicament, et j*ai constaté fMB| avec autant de bonheur que de surprise, la sédation qu'il amène. Voici la formule dont je me sers :
y Olei terebenthini f. ^ i
Olei ricini f. 3 Isa.
Aqu» f. 51.
Kat hauttOB, sexta quâqae hora sumendus (i).
La térébenthine n'est pas moins utile dans certaines héniorrhagies intestinales qui surviennent dans le cours des fièvres. Un malade a le pools firéquent, la peau chaude, la langue sèche; vers le douzième jour, la léte se prend, la face est rouge, les yeux sont injectés, des troubles iatdilectaels apparaissent; en même temps, les intestins sont douloureax, la tympanite survient. Bientôt, tout va de mal en pis, et lorsque ▼DOS venes visiter votre malade, ses parents vous montrent avec ter* reur les nombreux caillots de sang que contiennent les matières fécales. Qae faire alors? Suspendre toute médication, interrompre tout traitement. Observez attentivement les selles, vous verrez que le sang dispatsft peu à peu, et lorsque cela a lieu, ne faites jamais rien, absolument rieiL De même qu'un individu atteint de fièvre peut avoir une épistaxis qui l'amène à une crise favorable^ de même il peut avoir comme phénonèiie critique des selles sanglantes. Dans Tun comme dans l'autre cas, gardei-YOUS de vous opposer aux sages opérations de la nature ; gardezvous de prescrire aucun médicament qui puisse amener de l'irritation ou arrêter subitement ce travail salutaire. Vous vous souvenez sans doute d'un fait, que vous avez pu observer dans cet hôpital : un malade avait été pris d'une hémorrhagie intestinale que les élèves me demandèrent d'arrêter; je m'y refusai, jugeant que c'était un flux critique.
Mais il peut se faire que cet écoulement sanguin soit assez abondant pour devenir une cause de danger; j'ai même vu une épistaxis amener la mort Ici vous devez intervenir pour éviter, s'il est
Grammes.
(1) *¥ Essence de térébenthine, 2
Huile de ricin 3
Eau 24
Mêlèi. F. t. U. un« potion qu'on répétera toutes les six heures.
(Note du Trad.)
de graves accidents, et c'est alors, c'est à celle période cri- ! vous pouvez employer l'huile de téfébentliine unie à l'opium ; ie flux sanguin est modéré, s'il ne présente pas d'indications , s'il coïncide avec un abaissement du mouvement Fébrile, aez tout à la nature. Vous avez remanjué peut-être un mHlade [uatorziéme jour de sa fièvre, eut des selles sanglantes, el vous us souvenir que nous ne lui avons prescrit autre chose qu'une anlilé de solution concentrée de carbonate d'ammoniaque. Eli
nous lui avions fait prendre de l'opium, nous aurions arrêté ^lutaire, et si nous lui avions donné un purgatif, nous aurions miner une bêniorrhagie mortelle (1).
s maintenant du hoquet :
je cet accident survient dans le typhus, il est généralement du
congcstif de la muqueuse gastro-intestinale et à la distension digestif par des gaz. J'en ai observé avec le docteur Iretaud ien remarquable : un homme d'une grande corpulence avait is tacheté; il eut du hoquet pendant plusieurs jours; et sa . veillait sur lui avec la plus vive sollicitude, a noté que ce urait plus de dix-huit heures sur vingt-quatre.
E doctrine sur les li^morrhagies inlestinaJei ùtonnera peul-élrc, et pDurlaiil idée sur l'oli serval ion la plus exnctc. H. Trousseau professe aujourd'hui ipinion sur les hémorrhagies de la lièvre typhoïde : r Vous lisez, dit-il, iei dire partout que ces liémorrhagLcs sont des compile al iuns sérieuses, et Dutenl à la gravité de la maladie. Celte opinion est celle des médecms :omiDandablcs ; mais, ainsi présenlée, elle est beaucoup trop absolue, cl, omple, après m'élre lunElcmpa rangé à cet avis, je professe aujourd'hui le tout à fait opposes, il savoir, que les liémarrhagies intestinales dans ta Dide, loin d'avoir la gravité qu'on leur accorde, coiisliluenl le plus souvent ènc de favnrable augure. C'est aussi la manière de voir de Graves. Lorsque ■ la première fois celle proposilion dans les Leçons cliniîuei du professeur étant encore sous l'empire des idées contraires dans lesquelles mon éducalie s'étail faite, je Tus d'abord étonné de voir un homme d'une aussi grande ne aussi grande renummce, en désaccord avec ce que je croiiais savoir, e autorité me donna à réfléchir, el, passant en revue le? feits que j'avais oi-mème, je me rappelai des guérisons qui avaient eu lieu dans des cas où affaire a ces nccidents. Je portai dés lors sur ce point une attention plus it si les trois cas dont je vous ai parlé tout à l'heure semblent venir conilr- 'on a dit do la gravité des liémorrhagies intestinales, je pourrais leur c\\ lutres en bien plus grand nombre à l'appui de la doctrine de Graves, u Kdicale de l'HOItt-Dieu de Paris, t. I, p. lùT. Paris, IBlil.) — Ou ne lander pour les idées du professeur de Dublin de ]du$ éclatante consécraliuti rôles de l'éminenl dinicien de Taris. (Note du Tnsii,)
Les moyens oue je vous ai fait connaître à propos de la tympanite trouveot eDCoro ici leur application, et le traitement est susceptible des mêmes variétés. Si le hoquet survient au commencement de la maladie, s*il est accompagné d'une soif vive, de sécheresse de \sl langue et de douleur à Tépigastre, il faut appliquer des sangsues sur cette région, prescrire de petites quantités d eau glacée , la diète absolue et des lavements apéritifs. Mais si cet accident n*apparait que plus tard, nous devons employer des liniments excitants, en friction sur la colonne vertébrale; nous ferons en même temps poser un vésicatoire à Tépigastre; s*il y a de la constipation et de la tympanite, nous aurons recours à la térébenthine administrée par la bouche ou en lavement, et nous aurons soin de soutenir les forces du malade avec du vin et des aliments appropriés. La térébenthine sera ici avantageusement prescrite à la dose de deux à trois drachmes (8 à 12 gr.), unie à de l'huile de castor: mais s il y a de la diarrhée avec la tympanite, ce sera le cas d'employer l'acétate de plomb comme je vous l'ai dit déjà, et quelques stimulants à doses faibles, mais répétées; la térébenthine et l'éther, unis à Topium , nous rendent ici des services.
Le hoquet survient quelquefois sans aucun dérangement appréciable des organes digestifs, et sans que nous puissions en découvrir la cause réelle. Notre traitement ne peut être alors qu'empirique, et nous obtiendrons souvent l'amendement de ce symptôme, par l'emploi de quelque substance qui agit sur le système nerveux. Mais je vous l'ai dit, le traitement devient purement empirique, les alcalis réussiront dans quelques cas, ailleurs les acides seuls seront utiles. Les mêmes observations sont applicables à l'emploi de la glace, de l'eau très chaude, à l'usage des narcotiques et des stimulants, comme le musc, le camphre, etc.
Mais je reviens à un accident du typhus dont je vous ai déjà parlé, et qui est intimement lié à l'état des organes digestifs, je veux dire l'hémorrhagie intestinale. J'ai vu quatre malades chez lesquels cette bémorrhagie a amené la mort ; chez tous les quatre, la fièvre avait un caractère gastrique très marqué, l'écoulement du sang n'avait été annoncé, ni par du ténesme, ni par de la douleur dans l'abdomen, ni par de la tympanite, par aucun symptôme enlin capable de révéler une raoditicationmorbidedu canal intestinal. L'hémorrhagie dura plusieurs jours; les selles étaient très copieuses, elles se composaient tantôt de caillots noirs mêlés à du sang licjuide, tantôt de sang intimement uni aux matières fécales. Souvent il n'y avait pas plus d'une ou deux éva-