INDICATIONS DE LA SAIGNÉE DANS LE TYPHUS FEVER
ment l'an des symptômes produits par une même cause morbide. H en est de la fréquence du pouls comme de la chaleur de la peau, comme de la débilité elle-même; tous ces phénomènes proviennent d*une seule et même influence morbifique, et ne sont en aucune façon les résultats de rinflaounation. Souvenez-vous que dans le typhus, comme dans toates les maladies qui sont caraclérisées par une perturbation profonde du système nerveux, le pouls ne fournit que des données illusoires. Dans beaucoup de cas, lorsque le malade est très irritable, le pools présente une apparente durcie et un frémissement [thvUl) qui pourraient entraîner un médecin inaltentif ou inexpérimenté à de déplorables erreurs. Je ne veux pas dire que des doigts même peu exercés ne pourront pas distinguer un pouls de cette nature, de celui qui est vériiaèlement dur, mais je sais que beaucoup de personnes se laissent tromper par ces caractères, et je veux vous mettre en garde contre ce danger, voilà tout.
D*on autre côté, je vous adjure de ne jamais pratiquer de saignée lorsqu'il y a la plus petite apparence de taches, quelque violente que soit d'ailleurs la céphalalgie, quelque marqués que soient la chaleur de la peau et les signes d'excitation générale. J'ai vu ouvrir la veine chez des malades qui avaient des taches, et toujours, dans tous les cas, j'ai va cette pratique amener les plus lamentables conséquences. N'oubliez donc jamais d'examiner attentivement la peau, surtout lorsque quelque circoDStanœ se présente, qui peut autoriser une saignée modéréa Les médecins d'autrefois avaient l'habitude d'employer rarlérioloniic lorsqu'il y avait une céphalalgie intense et du délire, et cela sans se préoccuper de la période de la maladie; rien n'était plus ordinaire que de voir un médecin prescrire l'ouverture de l'artère temporale au huitième, au neuvième, et môme au dixième jour. C'était une pratique générale à l'époque où le typhus était regardé ici et en Angleterre comme résultant d'une inflammation du cerveau; mais cette mélliudc de traitement n'était suivie d'aucun succès. Nous y avons bien rarement recours, ainsi que vous pouvez le voir, et ce n'est point un parti pris, car là où l'artériotomie nous parait nécessaire, nous n'hé>itons pas à l'employer; mais comme méthode générale, elle n'a aucun avantiige, et nous ne saurions la recommander.
Les cas que vous observez dans cet hôpital vous montrent que les phlegmasies locales surviennent généralement à une époque où les saignées générales sont impossibles. J'aurai occasion de vous parler plus tard des émissions sanguines locales, que l'on proscrit dans le but de