‹ Leçons de clinique médicale v. 1Chapitre 49 sur 123 · SYMPTÔMES CÊKÊBRAIX DU TYPHUS FEVER · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES CÊKÊBRAIX DU TYPHUS FEVER

tendu, et présentait quelques symptômes indiquant une congestion de la muqueuse intestinale. Je prescrivis donc dans une potion avec un peu d'huile et de mucilage, deux drachmes (8 grammes) d'huile essentielle de térébenthine, à prendre toutes les deux heures.

J'étais guidé par la coimaissance de l'influence remarquable qu'exerce la térébenthine sur différentes formes d'irritation nerveuse. Je pourrais vous citer ici bien des exemples de névroses hypersthéniques, dans lesquelles ce médicament a donné de très heureux résultats. Nous l'avons trouvé trèsefBciàce dans le traitement de la chorée, de l'épilepsieet des convulsions des enfants; nous en avons souvent éprouvé la puissance contre les affections spasmodiques de Testomac et des intestins, et nous avons pu en constater les heureux et prompts effets dans l'hystérie, la tympanite et les soubresauts du typhus. Vous n'êtes pas sans avoir souvenance d'un malade qui était dernièrement dans notre service des fiévreux, et qui présentait, entre autres symptômes, des soubresauts généralisés et incessants ; et vous avez tous observé combien il se trouva soulagé, grâce à de petites doses de térébenthine. Tout cela me portait à croire que cet agent pouvait être employé avec avantage dans les dernières périodes du typhus, alors que l'excitation vasculaire a presque entièrement cédé, et que l'irritation des centres nerveux et une congestion plus ou moins marquée de la muqueuse gastro-intestinale constituent les phénomènes les plus caractéristiques. Je dois avouer toutefois que dans le cas actuel je ne voyais dans cette médication qu'une ressource extrême, et que j'étais loin de prévoir les résultats surprenants dont elle fut inopinément suivie. Après la seconde ou la troisième dose, le malade eut deux ou trois selles copieuses, et il tomba aussitôt après dans un sommeil profond et tranquille, dont il se réveilla re|)osé et raisonnable. Il est maintenant beaucoup mieux à tous les points de vue, et je ne doute pas (jue sa convalescence ne se fasse heureusement.

Ce même malade a présenté un symptôme (|ue je vous engaj^e à noter, bien qu'il ne semble avoir d'importance qu'au point de vue de T histoire pathologique (lu typhus lever: je veux parler des bulles qui ont apparu aux jambes, à la partie interne des mall<»oles, et à la plante des pieds. Cette affection semble appartenir à cette classe d'éruptions que l'on observe parfois dans le cours des lièvres idiopathiques, surtout lors(|ue celles-ci reconnaissent pour cause l'introduction d'un poison animal dans l'économie. Ainsi, nous rencontrons quelquefois des pustules ; ailleurs ce sont des vésicules miliaires Dans d'autres cas, nous avons des bulles, et souvent aussi l'érysipèle.

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Chez un autre malade, Henry Harpurfert, qui était atteint de ty] tacheté ou eianthématique, nous avons pu vérifier de la Ciçon la nette Tefficacité d*une combinaison de tartre stibié et d*opiura, | atténuer l'irritation cérébrale, et faire tourner à bien des cas aussi gereux qu'alarmants. Ceux qui ont suivi la maladie d'Harpurfert ( viendront aisément qu'elle n'autorisait aucun espoir. Le délire violent et nécessitait la camisole de force. La fureur était peinte su traits; les yeux étaient injectés de sang, l'agitation et le marmottée étaient incessants; l'insomnie était totale. Le malade avait lep faible, fréquent et filiforme, la langue et les lèvres sales, fendillé noires, la respiration était rapide et irrégulière ; les symptômes c braux, enfin, avaient une telle intensité, qu'on ne pouvait rien attei des secours de l'art. Il y avait en outre des soubresauts continu généralisés, et des mouvements irréguUers et incessants des extrém Eh bien! ce malheureux a été tiré de cet état si voisin de la mort l'administration simultanée de l'émétique et de l'opium. Ceux qui vu cet homme il y a deux jours, et qui peuvent juger de l'améliora remarquable qu'il présente aujourd'hui, conviendront avec moi qi résultat aussi favorable dépasse toute espérance. Ici nous avons ui tartre stibié et l'opium au musc et au camphre. Lorsqu'on efiet soubresauts très marqués viennent s'ajouter aux phénomènes ordini de l'excitation cérébrale, j'ai l'habitude de combiner ces médicam de la manière suivante :

^ Mucilaginis gommi arabici f. 3 ss.

Sinipi papaveris albi f. Si.

Ântimonii iarlarixati i»r. ij.

Camphors gr. xv.

Moschi 3 ij.

Âquœ f. 3 iv 8S.

Misce (1).

Le camphre doit être préalablement trituré avec quelques goi d'alcool, et le tout doit être agité de manière à former une émulsion doit en faire prendre une cuillerée à bouche toutes les deux hei

(1) ^ Mucilage dégomme arabique.... 16,00 grammes.

Sirop de pavot blanc 32,00

Tartre lUbié. . , 0,12

Camphre 0,90

Musc 2,60

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