CINQUIEME LEÇON
Accidents cérébraux à la période ultime des maladies du cœur. — De l'influence sidérale : effets du jour et effets de la nuit sur l'orgaDismo vivant. — Du délire nocturne, et comment il survient.
Diagnostic topographique de la lésion du cœur. — Sa faible importance. — Facilité do co diagnostic.
Messieurs,
Nous avons maintenant, au n** 37 de notre salle Saint-Paul, un malade atteint d'affection organique du cœur et qui est en proie à des troubles de Tintelligence, dont il faut que je vous parle.
Parmi les accidents cérébraux qu'entraîne la gêne de la circulation encéphalique, les auteurs contemporains (Bouillaud, Stokes, Grisolle, Valleix, etc.), n'ont guère signalé que des phénomènes que j'appellerais volontiers négatifs^ en ce sens qu'ils sont la négation des fonctions cérébrales, et résultent de la compression du cerveau; ce sont l'hébétude, la stupeur, la somnolence et le coma. Mais quant à ce qui est de l'exaltation, pervertie il est >Tai, de ces mômes fonctions, laquelle dérive vraisemblablement de l'excitation de cette portion de l'encéphale préposée à la pensée, je veux dire la couche corticale des hémisphères; quant au délire mentionné cependant par Corvisart, quant aux hallucinations et aux attaques momentanées d'aliénation mentale, on no les trouve pas signalées. Tout récemment, cependant, en 1868, un de mes collègues, M. Maurice Raynaud, en a parlé dans un remarquable travail sur la pathologie du cœur.
Déjà moi-môme, avant la publication de ce travaii, j'avais eu, en janvier 1867, l'occasion d'observer en ville un fait qui avait vivement frappé mon esprit et appelé mon atlention sur cet ordre de phénomènes, d'autant plus intéressants pour moi qu'ils avaient été méconnus ou délaissés par des auteurs justement célèbres.