VI PRÉFACE
cette tentative, j'ai donné à mes leçons une forme définitive plus méthodique et plus scientifique.
Je me suis donc efforcé, dans cette quatrième édition, d'imprimer à mes premières conférences un caractère plus en rapport avec celui des leçons qui les suivent; car, entre la leçon professée et la leçon écrite, il y a une énorme différence et l'on comprend facilement combien j'ai du modifier le plan de la leçon avant de lui donner la grande publicité du livre. Ces modifications ont surtout porté sur le premier volume qui a été ainsi augmenté de près de cent pages.
J'ai tenu en outre à mettre cette quatrième édition au courant des progrès de la thérapeutique, progrès qui marchent de nos jours avec une étonnante rapidité. La thérapeutique, en effet, semble réveillée du profond sommeil où elle était plongée, et, chaque jour, nous enregistrons de nouvelles découvertes : hier c'était la cocaïne, ce précieux anesthésique des muqueuses; aujourd'hui c'est l'antipyrine et la thalline, ces puissants antithermiques ; demain ce seront de nombreuses et utiles acquisitions qui viendront encore enrichir la matière médicale.
De tous côtés et dans le monde entier on s'efforce d'augmenter le nombre de nos moyens curatifs : les uns fouillent l'immense domaine du règne végétal pour y trouver de nouvelles plantes jouissant de propriétés médicinales ; les autres profitent des incessantes découvertes que fait la chimie dans le groupe des produits dérivés de la houille, pour y trouver de puissants médicaments; d'autres enfin, guidés par les travaux de notre illustre compatriote Pasteur, ouvrent de nouveaux horizons à l'art de guérir en nous montrant la na-
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ture réelle du principe virulent et contagieux des maladies. J'applaudis à cette résurrection et je serai suffisammen récompensé du dur labeur auquel je me suis condamné, si ces leçons ont pu jouer un rôle, quelque minime qu'on le suppose, dans ce réveil de la thérapeutique.