‹ Leçons de clinique thérapeutique (volume 4)Chapitre 19 sur 32 · Asthme cardiaque · texte numérisé non relu

Asthme cardiaque

que.

y Cause organique nerveuse. Cas d'Heberden.

plus humides et placés dans les plus mauvaises conditions hygiéniques que les accès d'asthme ne se produisaient pas.

Mais il ne faudrait pas croire que c'est là une règle immuable et, pour ma part, je connais un grand nombre de faits qui la contredisent. J'ai donné mes soins à un haut personnage égyptien qui était obligé d'habiter l'Europe, parce que, toutes les fois qu'il mettait le pied sur la terre égyptienne, il était pris d'accès d'asthme de la plus haute intepsité. D'ailleurs, ces localitésfavorables ou défavorables à l'asthme, occupent des espaces très restreints, et dans une grande ville, comme Paris, vous verrez des asthmatiques qui ne peuvent quitter leur quartier et habiter dans un autre, sans être pris d'accès d'asthme. Je connais une de mes clientes qui n'a pu quitter le quartier des Invalides, qu'elle habite, sans être prise d'accès d'asthme qui l'ont obligée à revenir toujours à l'habitation première.

Votre premier devoir sera donc, messieurs, de placer l'asthmatique dans la localité où ses accès sont très rares ou nuls, et ici vous devez faire table rase de toutes les conditions hygiéniques connues. Comme l'a très bien dit Salter (i),

(1) Salter a fixé ainsi les règles 3" Ce n'est pas toutefois une règle

qui président à l'influence du climat absolue : l'inverse peut même avoir

sur les asthmatiques : lieu, l'air des cités n'étant pas toléré,

1° La résidence dans une localité tandis que l'air pur agit dans un sens

peut guérir des asthmes qui ont été avantageux. Il semble qu'en général

rebelles à tout traitement dans une tout asthmatique doive trouver une

autre localité; atmosphère curative; toutefois la

2" Les localités qui sont le plus guérison n'est jamais définitive; en favorables aux asthmatiques sont ce cas, le retour dans la contrée priles grandes cités très peuplées et mitive peut toujours entraîner les brumeuses. L'air qui convient le mêmes accidents; moins pour le maintien de la santé k" Le changement d'air par luipublique est celui qui, en général, même, pratiqué sans discernement, paraît le mieux convenir aux asthma- est préjudiciable ; tiques, et les parties les plus mal- 5° L'asthme, par l'irrégularité de saines des villes sont précisément sa marche, arrange quelquefois, décelles qui conviennent le mieux à range parfois la constance des réces malades; sultats fournis par l'expérience,

c'est dans les grandes villes et dans les quartiers aux rues étroites, aux odeurs quelquefois infectes, que l'asthmatique trouvera l'habitat qui le débarrassera de sa maladie. Par ce seul fait d'une localité bien choisie, l'asthmatique peut donc guérir complètement, à condition toutefois de rester fidèle à cette habitation, car, dès qu'il s'en éloignera, il verra reparaître immédiatement ses accès.

Des Une autre cause déterminante de l'asthme, c'est la pré-

poussières. ge^Qg^ (jjj^s l'atmosphère, de poussières minérales et végétales ou de vapeurs. Vous connaissez tous ces observations si curieuses et devenues classiques d'accès d'asthme occasionnés par l'inhalation de ces poussières. Trousseau, qui se plaisait à signaler l'histoire de ce pharmacien de Tours (1) qui, toutes les fois qu'on pilait de l'ipéca, était forcé de se réfugier dans les parties les plus élevées de son habitation pour éviter les accès d'asthme. Trousseau, dis-je, était un exemple d'une influence analogue ; chez lui la poussière de l'avoine produisait le même effet. Dans deux circonstances, il voulut monter dans son grenier pour vérifier la probité de son cocher, et deux fois, en ouvrant ses sacs d'avoine, il tomba foudroyé par un accès

quelquefois même des phénomènes La poussière d'avoine, le battage

observés sur le même malade (a). du riz, ont été aussi signalés par

(1) Les faits d'accès d'asthme occa- Thery, Bosquillon, Trousseau, Floge,

sionnés soit par des poussières ani- Un vieux lit de plumes déterminerait

maies ou végétales, soit par des va- des accès d'asthme (Shery et Ra-

peurs ou des gaz irritants, sont très magde). La poussière des fourrures

nombreux. déterminerait les mêmes accidents

Pour les substances irritantes, on chez une jeune fdle (Brée). Chez un

doit d'abord signaler l'ipéca; tout le ecclésiastique, c'était la poussière

monde connaît l'histoire, signalée des couvertures (Salter). par GuUen, de la femme d'un apothi- Quant aux gaz, on a cité les éma-

caire qui avait un accès d'asthme nations de chlorure de chaux (Beau),

chaque fois qu'on pulvériserait la la vapeur de graisse fondue (Floge),

racine de cette plante. le moût fermenté (Bonnet), etc.

(a) Salter, On Asthmalis Pathology and Treatfnent. London, 1869.

d'asthme. Ces faits sont très nombreux, très connus; je ne m'y arrêterai pas davantage.

Dans d'autres circonstances, ce n'est ni dans l'atmosphère, ni dans les poussières qu'il faut chercher la cause de l'asthme, mais bien dans les troubles apportés à certains organes plus ou moins éloignés du centre respiratoire ou circulatoire. C'est ce que Sée a décrit sous le nom à' asthme d'origine réflexe.

En première ligne je signalerai les troubles circulatoires. Des asthmes Je vous ai déjà parlé dans mes leçons sur les maladies du cœur de l'asthme cardiaque qui accompagne si fréquemment les lésions de l'orifice aortique et celles de l'aorte («); je n'y reviendrai pas. Puis, viennent les troubles digestifs; il existe, en effet, un asthme stomacal, ou du moins l'on voit chez certains dyspeptiques se produire de véritables accès d'asthme coïncidant avec les troubles fonctionnels de l'estomac et il suffit de guérir ces derniers pour faire disparaître les accès de dyspnée.

Dans d'autres circonstances, il faut chercher plus loin influence des l'origine même de l'asthme, c'est la constitution du sujet qu'il ''''"'°'''nous faut invoquer, et, de même que vous avez vu les grandes diathèses influer sur la marche de la bronchite, de même aussi vous les verrez être une cause efficiente de l'asthme. L'arthritisme et la dartre s'accompagnent souvent d'asthme ; étudiez les antécédents de vos asthmatiques, comme l'a fait Queneau de Mussy, et vous rencontrerez bien souvent, dans leurs ascendants, le rhumatisme ou la goutte. D'autre part, vous voyez aussi l'accès d'asthme alterner avec l'apparition de certains exanthèmes dartreux; pour ma part, j'ai été à même de constater souvent la réalité de ces faits, ainsi que la fréquence de l'asthme chez les hémorrhoïdaires et les migrai-

(a) Voir t. I", Traitement des maladies du cœur; Leçons sur les maladies de l'orifice aortique.

Médications thermales.

neux. Il y a là, messieurs, des renseignements précieux pour la thérapeutique.

Pour les asthmatiques arthritiques, vous emploierez les alcalins et les eaux thermales telles que celles de Royat, de Plombières, d'Aix. Pour les asthmatiques dartreux, vous userez de l'arsenic et des eaux thermales comme la Bourboule et le Mont-Dore (1). Cette dernière station jouit, dans

(1) Le Mont-Dore (Puy-de-Dôme, France), 1045 mètres d'altitude, est un village sur la rive droite de la Dordogne, près de Glermont-Ferrand à 43 kilomètres de cette ville. Ses eaux sont bicarbonatées et arsenicales. Il y a huit sources : ce sont la source de César et la source Caroline réunies dans un même bassin, la source du Pavillon, la source Ber-

trand, la source Ramond, la source Rigmj, la sourcce Bayer, la source Pigeon et la source Marguerite. Sauf cette dernière, qui a une température de 10°, 5 toutes les autres sont thermales et varient entre 45 et 42 degrés.

Voici la composition des principales sources pour 1 kilogramme d'eau, d'après Le Fort :

Acide carbonique libre

Bicarbonate de soude

— potasse

— rubidium

— cœsium

— lithine

— chaux ,

— magnésie

— fer

— manganèse

Chlorure de sodium

Sulfate de soude

Arséniate de soude

Borate de soude

lodure et fluorure de sodium...

Silice

Alumine.

Gaz acide carbon. en volume...

Source

Source n° 3

Source '

Source

Bertrand.

du Pavillon.

César.

Ramond.

Os.3522 -

Oï.4997

Indices.

indices.

Indices.

Indices.

Traces.

Traces.

Traces.

Traces.

Traces.

Traces.

Traces.

Traces.

Ou. 0801

301 ce

Bertrand prétendait que les eaux du Mont-Dore n'amélioraient pas l'état des personnes atteintes de dyspnées nerveuses ou d'asthme convulsif ; elles guériraient au contraire les asthmes humides succédant au

catarrhe pulmonaire chronique ou à la rétrocession du catarrhe pulmonaire ou dartreux, cause première de l'asthme.

Richelot pense que les eaux du Mont-Dore ont un effet manifeste dans

notre pays, d'une grande réputation dans le traitement de l'astiime, surtout pour celui qui complique le catarrhe pulmonaire, et Bertrand, Mascarel, Richelot, etc., ont longuement insisté sur ce point. A propos de ces eaux, je puis vous citer aussi Saint-Alban (1) et les inhalations d'acide carbonique que l'on y pratique; Goin affirme que ces inhalations ont une action curative dans l'asthme.

Mais revenons aux asthmatiques dartreux. Il vous faudra, chez ces derniers malades, respecter les manifestations cutanées, les déterminer même en certains cas, et appliquer, comme le fait Noël Gueneaude Mussy, un exutoire permanent. Pour les hémorrhoïdaires, il faut non seulement respecter les hémorrhoïdes, mais les provoquer.

Telles sont, messieurs, les indications thérapeutiques relatives au traitement de l'asthme, en dehors de la période des accès, et, sachez-le bien, vous pourrez empêcher la production des crises d'asthme par ce seul fait que vous aurez choisi une localité convenable pour le malade : ou que vous lui aurez évité l'action des poussières irritantes; ou bien encore que vous vous serez adressés à la diathèse primitive. Mais dans d'au-

le traitement de l'asthme et possè- tiemientàpeu près la même quantité

dent une action propre directe, élec- d'acide carbonique libre ou combiné

tive, contre cette maladie. C'est aussi et cette quantité varie de 38'', 51 00 à

l'opinion soutenue par Mascarel (a). 3s'', 3781 par litre. On se sert de l'a-

(1) Saint-Alban (Loire, France), cide carbonique en inhalations,

à 10 kilomètres de Roanne, est une C'est Goin qui a appliqué les inha-

eau froide, ferrugineuse, bicarbo- lations d'acide carbonique au traite-

natée, très gazeuse. Il y a quatre ment de l'asthme et en aurait tiré de

ources dont la température est en bons résultats (b). moyenne de 17°, 3. Ces sources con-

(a) Bertrand, Sur les propriétés des eaux du Mont-Dore, 1823, p. 321. — Riche" lot, Du traitement de l'asthme par les eaux thermales du Mont-Dore. — Mascarel' Ann. de la Soc. hydrol. de Paris, t. V, p. 407.

(b) Goin, Des eaux minérales de Saint-Alban. — Nepple, Notice sur l'emploi du gaz acide carbonique pur dans l'établissement des eaux minérales de Saint-Alban {Journ. de méd. de Lyon, 1842, t. II, p. 191).

très circonstances vous échouerez, et vous devrez traiter les crises asthmatiques ; ici nous avons à établir une distinction entre la crise asthmatique et les accès qui la constituent.

Pendant la crise il existe trois médicaments qui ont une action réelle et indiscutable sur l'asthme, ce sont : l'iodurede potassium, le bromure de potassium et l'arsenic ; je place en première ligne l'iodure de potassium ; dans le traitement de l'asthme, vous donnerez 50 centigrammes à 1 gramme et même davantage de ce médicament à votre malade, suivant en cela sa tolérance individuelle.

Dans la majorité des cas l'iodure de potassium bien administré (1) fait disparaître les accès d'asthme, même ceux qui

(1) Pour le traitement de l'asthme par l'iodure de potassium, plusieurs formules ont été proposées. En 1860, un médecin américain a préconisé un remède qu'on supposait contenir :

décoction depolygala, 100 grammes ; teinture delobé]ie,25grammes; teinture d'opium camphrée, 25 grammes, et iodure de potassium, 8 grammes.

Pin France, Aubrée, pharmacienmédecin, a préparé un remède dont voici la formule [Bull, de Thérap., t. LXVn, p. 289) :

Racine de polygala 15 gr.

Eau 125

Pour réduire par la coction à 60 grammes. Passez la décoction à travers une étaraine, et ajoutez :

Iodure de potassium 15 gr.

Sirop d'opium 120

Eau-de-vie 60

Colorez la liqueur :

Teinture de cochenille Q. S.

Filtrez.

Le professeur G. Sée propose de donner au début du traitement lg'',25 d'iodure et d'augmenter ensuite gra-

duellement jusqu'à 2 et 3 grammes.

Voici la manière de procéder : Le médicament est mis dans du sirop d'écorces d'oranges amères, ou bien on fait, dans de l'eau ou du vin, une solution de 10 grammes sur 200; le malade prend, à chaque repas, une cuillerée à dessert, soit 8 à 9 grammes de solution c'est-à-dire 16 à 18 grammes de solution, par jour ou ls'',80 d'iodure. Au bout de quelques jours on donne deux cuillerées à bouche, c'est-à-dire 3 grammes par jour.

La durée du traitement est pour ainsi dire indéfinie; mais ordinairement, au bout de deux à trois semaines, quand les accès sont atténués ou enrayés, le malade pourra diminuer la dose et prendre ls'',50 par jour.

Si l'on ne veut pas craindre le retour des accidents la médication ne doit pas être interrompue plus d'une journée.

Le professeur G. Sée, pour éviter les inconvénients de l'iodure, associe chaque jour 10 centigrammes d'extrait thébaïque ou 40grammes de sirop diacode à 200 grammes de sirop iodure :

ce qui a pour avantage de faire cesser

ont une origine cardiaque (1) et voici comment j'administre l'iodure de potassium. Je fais prendre à chacun des repas et autant que possible dans un verre de bière, car, comme l'a très bien dit le professeur Fournier, la bière par son amertume masque très bien le goût désagréable de l'iodure de potassium, une cuillerée à café, puis à dessert, et enfin une cuillerée à soupe de la solution suivante:

% lodure de potassium.

Eau . . .

15 grammes.

Dans quelques cas, j'associe la teinture de lobélie à ce mélange et je formule ainsi la solution :

% lodure de potassium j , . , „

Teinture de lobélia \ ^'^ ^^ gi'animes.

Eau 250 —

ou diminuer la toux ; et, lorsque la toux etlecatarrhe sont peu marqués, ilfait prendre au malade, avec riodure ou séparément, 2 à 3 grammes de chloral mêlé avec du sirop dégomme.

L'usage prolongé de l'iodure pouvant amener de véritables héraoptysies, G. Sée dit qu'il faut le proscrire absolument chez les tuberculeux ou chez ceux même dont le diagnostic est incertain (a).

(1) Voici, d'après le professeur Sée, les principaux traitements des dyspnées cardiaques : l°les anesthétiques ; ils seraient dangereux dans ces sortes de dyspnées; 2° les médicaments paralysants des nerfs régulateurs du cœur : la belladone, le datura; ils sont encore plus dangereux que les précédents dans les lésions cardiaques; 3° le bromure de potassium, qui donne de bons résultats dans ces cas; 4° les narcotiques opia-

cés; 5° l'arsenic, et 6° enfin les iodures de potassium et d'éthyle.

Pour l'iodure de potassium, G. Sée l'emploie de la manière suivante :

10 parties de sels sur 200 grammes de sirop ou d'eau2 kk cuillerées par jour, chaque cuillerée délayée dans un verre d'eau.

Pour écarter les effets de l'iodisme, il ajoute aux 210 grammes de sirop ioduré 10 à 15 centigrammes d'extrait thébaïque ou 50 centigrammes de sirop diacode.

Il associe aussi l'iodure à la digitale et même l'iodure au chloral, et voici la potion qu'il ordonne à cet effet:

lodure de potassium 2 gr.

Chloral hydraté 4

Julep gommeux 127

A prendre de deux en deux heures dans la journée {h).

(«) G. Sée, Bull, de Thérap., février 1878. — Gougeon, Traitement de Vastlwie par l'iodure de potassium et l'iodure d'éthyle. Thèse de Paris, 1878, n" 120. (b) G. Sée, Du diagnostic des maladies du cœur, p. 4-07, 1879.

J'administre cette solution aux mêmes doses de la précédente; je reconnais toutefois que la teinture de lobélia provoque chez certaines personnes des nausées. Dans certaines circonstances on peut faire marcher de pair l'usage du bromure et celui de l'iodure ; dans ce cas, je vous conseille de donner l'iodure de potassium le matin, et le bromure le soir et enfin je joins à ce traitement l'arsenic, que j'administre alors au moment des repas, soit sous forme de liqueur de Fowler,soit sous celle de granules de Dioscoride.

Comme médicament adjuvant, vous pourrez utiliser les cigarettes antiasthmatiques ou bien encore le mélange de datura stramonium et de sauge et par ces moyens thérapeutiques vous diminuerez le nombre des accès, leur intensité et leur fréquence ; vous pourrez même, en continuant longtemps ce traitement, reculer la période des accès.

Mais, chez un grand nombre d'asthmatiques, l'accès d'asthme, qui au début pouvait être essentiel, détermine, par le trouble qu'il apporte aux fonctions circulatoires et respiratoires, des lésions persistantes du cœur et du poumon; l'emphysème et le catarrhe bronchique, suivis bientôt de la dilatation du cœur droit, marchent de pair avec des accès d'asthme, laissant, dans l'intervalle des crises, une dyspnée plus ou moins persistante.

Dans ces cas, messieurs, il est une médication héroïque

érothérapie. pour soulager les emphysémateux asthmatiques, c'est l'usage

de Taérothérapie ; vous utiUserez soit les bans d'air comprimé^

soit les inhalations d'air comprimé et les expirations dans l'air

raréfié. L'emploi des bains d'air comprimé surtout (1) fait

(1) Les statistiques fournies par D'après Sandahl, de 1860 à 1866,

Saudahl (de Stockholm), Bertin (de Sur 282 malades atteints de bron-

Montpellier), Daupley (de Paris) sont chites chroniques avec emphysème

fort concluantes au point de vue de et asthme, 211 ont été guéris ou amé-

l'efficacité des bains d'air comprimé liorés. Daupley donne bien la statis-

sur l'asthme et l'emphysème. tique" suivante: sur 138 malades at-

diminuer dans une portion très notable et la dypnée emphysémateuse et la dyspnée asthmatique; cela, grâce à la circulation aérienne plus active qui se produit dans les alvéoles pulmonaires, ce qui permet aux échanges gazeux de se rétablir. A côté de cette aérothérapie il faut placer les moyens mécaniques proposés pour rendre au poumon l'élasticité qu'il a perdue; parmi ces appareils il faut citer en première iigne'le respirateur élastique proposé par Bazile Feris (de Brest) (1). Frappé de ce fait que chez les emphysémateux, ce sont les forces d'expiration qui sont surtout atténuées, il a imaginé d'aider à cette expiration par un bandage élastique que je vous présente et qui a comme vous le voyez l'aspect d'un véritable bandage herniaire (voir fig. 9 et 10). On place ce bandage de telle sorte que les pelottes en passant sous les bras viennent s'apphquer sur la région mammaire. Grâce à l'élasticité du ressort, la respiration chez les emphysémateux est facilitée à tel point que l'on voit les asthmatiques se livrer à des travaux pénibles sans aucune gêne respiratoire. C'est un appareil peu gênant et peu coûteux, aussi je ne saurais trop vous le recommander.

Sans Avec

teints d'asthme avec emphysème et appareil, l'appa-

d'emphvsème avec asthme, on trouve , ,, ,.,, ..'/'c'a

^o ' • 1. r.V^ ,,• / 11. UU 25.02

m guensons complètes, 39 amelio- [ 17.19 25 50

rations et 21 insuccès (a). \ iq yg '»" «8

(1) Feris a constaté directement P°"' ''^"^ respirations, j ^^^^^ ^^^'^.^

par le spiromètre l'action favorable [ 16-79 11) .60

de son respirateur élastique ; le ta- \ ^^ -^^ 'il.ib

bleau suivant montre le résultat ob- Total des séries de dix

tenu. respirations 82i.50 1-401.76

Sans Avec Moyenne de chacune

appareil. l'appa- des dix respirations. 13.74 23.46

reil. , ■ 1,

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