presque doublée
Pour une respiration.
[a) Berthier, Note statistique sur l'efficacité des bains cVair comprimé dans l'asthme et l'emphysème {Bull, de Thérap., 30 nov. 1881).
{b) Feris, Emploi contre la dyspnée des emphysémateux du respirateur élastique (Bull, de Thérap., 1883, t. CV, p. 104)
hik LEÇOiNS DE CLINIQUE THÉRAPEUTIQUE.
Comme vous le voyez, messiem^s, nous avons successivement étudié les indications thérapeutiques qui découlent chez l'asthmatique de la période qui se montre entreles crises et des crises elles-mêmes, il nous reste maintenant à étudier le traitement de l'accès ; car, lorsque notre thérapeutique n'a pas été assez efficace pour prévenir l'arrivée de la crise, elle peut
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intervenir au début de l'accès, le faire disparaître ou en atténuer la durée. Pour qui a assisté à un accès d'asthme et qui a observé la violence de la dyspnée et les phénomènes pénibles et douloureux qui l'accompagnent, c'est là un point bien important de pouvoir, dans une certaine limite, en atténuer la durée.
Vous arriverez à ce but en employant trois ordres de médicaments : les injections de morphine, les injections de pilocarpine, ou bien les inhalations de certaines vapeurs ou de certains gaz.
Les injections sous-cutanées de morphine, associées ou non ^f injections
" r ' de morphine
à l'atropine, me paraissent le plus sûr moyen d'arrêter à son ''^"^y,j"^f ^ début l'accès d'asthme. J'ai vu, pour ma part, bien souvent, ces accès disparaître en dix ou quinze minutes, après une injection de 5 à 10 milligrammes de chlorhydrate de morphine. Vous userez donc de ce médicament avec ménagement, pour éviter l'habitude qui en résulte et qui fait que bien des malades, soulagés par la morphine, tendent à devenir morphiomanes.
En terminant je dois vous signaler un médicament vanté i>e reuphoiMa
'' ^ pilulifera.
en Amérique contre l'asthme et la dyspnée : l'Euphorbia pilulifera (i) et que nous avons expérimentée dans notre ser-
(1 ) h'E'iipJw rbia pilulifera est une plante herbacée annuelle croissant dans l'Amérique du Sud et en Australie. Marsset a donné une bonne étude botanique de la plante.
Nous connaissons peu de chose sur l'analyse chimique de cette euphorbia, le principe actif est une résine acre qui est surtout soluble dans l'eau et dans l'alcool étendu. Lorsqu'on administre à des animaux, grenouilles ou cobayes, soit l'extrait aqueux, soit l'extrait hydro-alcoolique d'Euphorbia pilulifera, on constate que pour les grenouilles cet extrait est toxique à la dose de 10 à 15 centigrammes, ce qui correspond à peu près à 5 grammes de plantes sèches pour 100 grammes du poids de la grenouille. Chez le cobaye, la dose toxique est moindre, et il faut pour le faire succomber 50 à 60 centigrammes d'extrait, ce qui fait un
CLINIQUE THÉRAP., 4:" édit.
gramme de plante sèche pour 100 grammes du poids de l'animal.
Lorsqu'on entre dans le détail de son action physiologique, on constate qu'il agit surtout sur l'appareil respiratoire, et qu'à une période d'accélération succède une période de ralentissement des mouvements respiratoires et des battements du cœur ; aussi est-il probable que ce médicament agit directement sur les centres respiratoires et cardiaques.
Quoi qu'il en soit, c'est en 1884que le docteur Matheson (de Queensland) a, le premier, signalé l'action de l'euphorbia dans le traitement de l'asthme, propriété que le docteur Tison, en France, a le premier utilisée dans les dyspnées d'orignine asthmatique et même cardiaque.
Jusque-là, l'Euphorbia pilulifera n'avait été indiqué que comme pouvant agir comme alexipharmaque.