CHAPITRE QUATORZIEME
Organes accessoires. Les stipules^ les vrilles ., les épines, les aiguillons y les poils et les glandes.
JJes organes accessoires naissent sur lés branches , sur les rameaux , parmi les feuilles , et même quelquefois font partie de ces dernières : ce sont les stipules, les épines, les aiguillons, les poils, les vrilles et les glandes. Quoique leurs fonctions ne soient pas aussi bien connues que celles des feuilles, elles en ont cependant qui ne peuvent échapper à 1 observation : elles seront indiquées dans la description que je vais donner de ces différens organes.
1°. Les stipules.
Les stipules j organisées comme les feuilles, leur ressemblent, mais n'en sont pas : elles s'en distinguent par leur position, leur forme, très-souvent par leur petitesse et leurs fonctions : ce sont de petites folioles, ou plutôt des appendices foliacées. Organes protecteurs des feuilles, elles les accompaguent dans leur berceau , les enveloppent dans le bouton, et les garantissent du contact trop immédiat de l'air extérieur; elles se développent et sortent avec elles, mais leur existence est ordinairement de courte durée ; leurs fonctions remplies, elles périssent. lien est cependant qui vivent beaucoup plus long-temps : il est à croire qu'alors elles sont encore, sous d'autres rapports , utiles au \ égetal, soit en couvrant a l'extérieur et alimentant les nouveaux boutons placés dans leur aisselle, soit en remplissant les mém( s fonctions que les feuilles , qu'elles remplacent qu< Iquefois, comme dans le lathjrus aphaca. Elles n'existent que dans les plantes dicotylédones, très- rarement dans les monocotylédones '.
' Comme on a établi en principe que les plantes monocotylédones ne devaient point avoir de stipules, et qu"'il faut forcer .a nature à se sou-^ mettre à nos systèmes, on a dit, pour le fragon (ruscus)^ que ia petite
6^. Livraison.
( i3o ) Les stipules offrent , dans leur structure et leur forme , les mêmes caractères que les feuilles : on les distingue encore par leur position ou leur point d'attache. Elles sont cauliiiaires lorsqu'elles sont placées sur la tige, et qu'elles n'adhèrent aux feuilles que par un point à peine sensible : on les a encore nommées ejcLrafolincces , ou hors de l'insertion des feuilles (pi. 6, fig. 1 3 ). Elles sont latérales^ placées sur la tige des deux côtés, a la buse du pétiole (pi. 6, fig. i5)j tabulées^ quand elles forment autour de la tige un tube qui se termine très-souvent en un limbe plane, élargi, comme dans la plupart àts poljgonum (pi. 6, fig. 17)5 pédolaireSj quand elles sont attachées sur le pétiole (pi. 6, fig. i4); marginales^ lorsqu'elles sont décurrentes ou courantes le long de chaque coté du pétiole, dont elles se séparent à leur sommet, sans se réunir à la lame de la feuille, comme dans la ronce, le rosier (pi. 6, fig. 16); intermédiaires j quand elles naissent sur la tige entre des feuilles opposées, comme dans les rubiacées. Si elles font partie d'un verticille, quelques auteurs les regardent comme des feuilles avortées : au reste, il est à remarquer qu'on ne considère assez généralement comme stipules vraies ^ que celles qui sont insérées sur la tige ou le rameau, et que 1 on désigne sous le nom de stipules fausses celles qui sont insérées sur le pétiole. Les autres caractères des stipules étant exprimés par les mêmes noms que ceux des feuilles, je ne m'étendrai pas davantage sur cet article.
stipule écailleuse, placée à la base extérieure de la feuille, était, dans cette plante, la véritable feuille, et que Forgane pris jusqu'alors pour la feixille n'était qu''un rameau transformé , sur lequel naissent souvent des fleurs, comme dans le fragon. C'est pour faire connaître cette heureuse découver'.e qu'on a figuré (pi. 6, fig. 12) un rameau de fragon sous Tapparence d'une feuille, sortant de l'aisselle de la véritable feuille. L'occasion était trop belle pour ne point donner à ce grand phénomène un nom particulier : on a imaginé celui de phillode. 11 est heureux pour la science que des observateurs éclairés veuillent bien rectifier les erreurs de nos sens! On a dit de même, pour l'asperge, autre plante monocotylédone, que ces stipules en forme d'écaillés, de l'aisselle desquelles sortent les feuilles, représentaient évidemment les feuilles engainantes des monocotylédones, et que ces faisceaux de filets qu'on croyait être les feuilles, étaient des rameaux qui prenaient l'apparence de feuilles.
( i3i ) 2°. Les vrilles ou mains.
Les vrilles ou mains (pi. 5, fig. 21 , et pi. 8, fig. 10)^ sont encore des organes accessoires qui ont a sec les feuilles de très-grands rapports, sinon de formes, du moiiiS d'organisation. Il n'est pas accordé a toutes les plantes de diriger leur ascension vers le ciel : les unes, dépourvues de tout moyen pour s'élever, sont destinées à ramper sur la terre; beaucoup d'autres, trop faibles pour conserver une position verticale, éprouveraient le même sort, si la nature ne les eût pourvues d'organes, k l'aide desquels elles parviennent souvent, malgré leur faiblesse, à rivaliser en hauteur avec la plante qui leur sert d'appui , quelquefois même à la surpasser. Leurs fleurs, dont, faute de protecteur, l'éclat eût été souillé dans la poussière, tombent en guirlandes du sommet des arbres, et même, dans certaines espèces, portent à croire qu'elles sont produites par l'arbre qui les soutient. Pour leur procurer cet avantage, il n'a fallu qu'une légère modification dans les pétioles; il a suffi a la nature de donner une autre direction à leur développement. Dans ce cas, au lieu de s'étaler en une lame qui forme la feuille proprement dite, le pétiole se prolonge en longs filets contournés en spirale. Avec ce secours , la plante s'accro» he aux corpsqui l'avoisinent, s'élève graduellement, et se soutient a un degré d'élévation bien supérieur a sa faiblesse; aussi, par une sorte d'instinct , ou mieux par une attraction particulière, voyons-nous ces plantes se pencher, se diriger vers les corps qui peuvent leur servir d'appui.
Cette modification du pétiole en vrille n'exclut pas toujours sou développement en feuille, comme on le voit dans la clématite, dont les pétioles, d'abord roulés en vrilles, s'épanouissent ensuite en une feuille ailée; dans d'autres, le pétiole traverse la feuille dans toute sa longueur sous la forme d'une grosse nervure, et se termine en vrille, surtout dans les feuilles ailées ;, comme dans Its gesses, les orobes, etc. (pi. 10, fig. 2) : les pédoncules eux-mêmes, dans certaines espèces, remplissent les fonctions des vrilles, comme dans la vigne, la courge, etc. Ces pédoncules, par la force de la végétation , produisent quelquefois des fleurs et même des fruits avortés; enfin les tiges ou les rameaux, s'ils ne sont
( i32 ) pas de véritables vrilles, y suppléent dans beaucoup de plantes, comme dans les liserons, par la faculté qu'ils ont de soutenir leur faiblesse^ en se contournant autour des corps qu'ils peuvent saisir; s'ils n'en rencontrent pas, ils viennent au secours les uns des autres, s'entortillent, se soutiennent réciproquement, et acquièrent, par leur réunion, une force d'ascension, que leur faiblesse leur refuse, tant qu'ils restent isolés. '
Les vrilles sont simples j bifides ou rameuses ; elles sont pétiolaires lorsqu'elles sont formées par les pétioles; pédoticulaires , quand elles le sont par les pédoncules ; /bliaires, fonnées par le prolongement d'un pétiole qui traverse la feuille dans sa longueur; ojcillaires^ quand elles sortent de l'aisselle des feuilles ; ou bien elles sont opposées aux feuilles, comme dans la vigne; roulées en dedans ou roulées en dehors. Cette direction est sujette à varier, ainsi qu'elle a été remarquée dans la vigne. Ses vrilles se divisent en deux parties; souvent l'une est roulée en un sens, l'autre en un autre^ ce qui arrive principalement lorsqu'une branche, un écbalas ou un sarment solide se trouve par hasard placé dans la bifurcation d'une vrille. Cette double direction, semble être déterminée par le corps qui se trouve entre les deux branches de la vrille, et offre une nouvelle preuve de l'influence des corps étrangers sur ce mouvement de direction.
D'après ce qui vient d'être exposé sur la production des vrilles, on a dû voir qu'elles présentaient un fait très-curieux dans le développement du pétiole, non en feuilles, mais en longs filets contournés en spirale. Il est encore à remarquer que ce phénomène n'a lieu que pour les plantes à tige faible, et qui ne pourraient, sans ce secours , obtenir une position verticale. Quelle est donc cette puissance invisible qui arrête les développemens du pétiole en feuille pour le prolonger en vrilles? Toute simple que paraisse cette modification, tout admirable qu'elle soit par sa simpbcité , la cause n'en est pas moins, pour nous, un de ces mystères inexplicables, auquel on a fait jusqu'alors trop peu attention.
3". Les épines j les aiguillons.
Quand on voit des fleurs aussi brillantes que la rose, des
( i33 ) fruits aussi savoureux que la framboise, ensanglanter, par leurs puissans aiguillons , la main téméraire disposée a les cueillir, on serait tenté de croire que la nature , en leur donnant des armes offensives, a voulu les garantir des entreprises auxquelles les exposait leur beauté ou leur pulpe savoureuse : telle était l'idée de Linné, qui, au milieu de ses ingénieuses conceptions, s'est peut-être un peu trop abandonné aux causes finales '. Quoique les défenses qui hérissent un grand nombre de plantes en rendent la conquête plus difficile, il est à croire qu'elles ont des rapports plus directs avec l'économie végétale : elles ne sont cependant pas d'une nécessité tellement absolue, que leur retrancberaent puisse nuire k l'individu, nous les voyons tous les
i'ours disparaître dans plusieurs des plantes que l'on cultive. 1 n'en résulte aucun accident ; on a cependant prétendu que, dans quelques espèces , les individus dépouillés à dessein de leurs défenses ava.ent éprouvé quelque altération.
Les épines et les aiguillons ont souvent à l'extérieur une telle ressemblance, qu'il est presque impossible de les distinguer ; cependant ils diffèrent essentiellement par leur insertion et leur nature , et ne doivent pas être confondus. Les épines font partie du corps ligneux, et ne peuvent en être enlevées sans faire éprouver au bois un déchirement trèsapparent-, l'aiguillon au contraire est une production corticale, s'enlève avec l ecorce sans qu'on puisse en retrouver aucune trace sur le bois ; l'épine est ligneuse et a beaucoup de rapports avec les rameaux; l'aiguillon est herbacé, quoique dur ; c'est un tissu cellulaire très-compacte : il se rapproche beaucoup des poils; cependant ces deux organes se confondent souvent, et n'ont pas de limites bien certaines, surtout lorsque les épines sont placées sur les parties herbacées, telles que les pétioles, les pédoncules, les péricarpes , etc. Il est des rameaux et même des pétioles , des pédoncules qui se terminent par de fortes pointes épineuses, très-dures, très-piquantes : je ne sais si elles doivent être considérées comme des épines proprement dites : elles ne s'offrent ici que comme la pointe durcie, oblitérée de ces différens organes. On peut en dire autant de ces grosses nervures qui se prolongent hors des feuilles et forment des épines,
» Voyez, daos le chapitre seizième, une note sur les causes finales.
( t34 ) comme dans le houx : dans ce cas, l'épine ne serait pas ici un organe particulier, mais seulement l'extrémité aiguë et durcie d\m autre organe. Si ces rameaux restent courts, sans développement, ils ont alors l'apparence d'une simple épine, d'une épine très-souvent droite, subulée, et non crochue ou recourbée, qui reste nue ou produit quelques feuilles : de la vient très-probablement qu'on a dit i(ue lépine se convertissait en rameau, qu'elle n'était qu'un rameau avorté.
Les épines sont simplrs lorsqu'elles n'offrent aucune ramification (pi. 5, fig. i5)i rcnneuses (pi. 5, fig. \6)'jfasciculces f pi 5, fig. 17); slipulaires ^ ou représentant des stipules (pi. 5, fig. 19 et so)-, suhulées ou en alêne; aclculaires j grêles, très- aiguës, effilées comme des aiguilles; courbées ^ en crochet, en hameçon, etc. On trouve dans les aiguillons à peu près les mêmes caractères différentiels que dans les épines : ils sont droits, courbés en dedans ou en dehors , coniques , subulés , sétacés , etc. (voyez pi. 5, fig. i o^ II , 12, i3, i4).
4°- Les poils.
Le passage des aiguillons aux poils est si insensible, qu'il est très-difficile d'en déterminer les limites. Les plus longs poils de la bourrache h base élargie ne diffèrent presque point de certains aiguillons; en général, les poils sont bfaucoup plus mous, plus déliés, plus flexibles : il est trèsprobable qu'ils remplissent les fonctions de vaisseaux excrétoires j plusieurs , peut-être tous , sont creux , et doiment passage h des liqueurs particulières, de nature différente , visqueuses, acides, caustiques, etc. Cette douleur cuisante qu'excite la piqûre de Tortie , n'est pas l'effet de la pointe acérée des poils, mais celui de la liqueur brûlante qu'ils versent dans la plaie.
Les poils ont des formes très-variées : la plupart sont placés sur une glande en mamelon ; d'autres sont glanduleux 'à leur sommet (pi. 5, fig. 5). Les uns sont simples, cylindriques ou coniques (pi. 5, fig. 2); d'autres sont articulés, moniliformes ou en chapelet (pi. 5, fig. 3 ) : il en est de rameux (pi. 5, fig. i et 5 ) , de fascicules ou en étoile (pi. 5 , fig. 4)? en goupillon, en navette, en massue, etc.
Les poils sont séparés les uns des autres ou eutrelacés»
( .35 ) Parmi les premiers, on distingue \e^ poils follets ^ mous, épars , très-fins : on a nommé pubescentes les parties des plantes qu'ils occupent ; lorsqu'ils sont très-doux , plus courts et plus serrés, ils forment le duvet. On leur donne le nom de soies lorsqu'ils ont plus de roideur , moins de flexibilité, et qu'on les compare aux soies du sanglier; dans im autre sens, on dit qu'une partie est soyeuse lorsqu'elle est revêtue de poils couchés, luisans, doux au toucher. Quand les poils sont entrelacés ^ entremêles les uns dans les autres , on les dit cotonneux : alors ils sont doux , fins et courts; lanu^iiieu.x\, quand ils ont moins de finesse, plus de longueur ; tomenteux' ou en bourre, lorsqu'ils ont encore plus de grosseur; rwloutés j s'ils offrent l'apparence d'une étoffe de \ûo\xv^ -^ floconcujc ^ quand ils sont réunis en petits flocons, comme dans plusieurs molènes (verhascum)j arachioides^ allongés et croisés, comme les fils d'une toile d'araignée {senipei^vi^um arachno'ideum). On conçoit qu'il y a entre ces diverses sortes de poils des nuances qui se fondent les unes dans les autres. On donne le nom de cils aux poils qui bordent les parties des plantes, et que l'on compare aux cils des paupières.
Les poils font la parure des feuilles, comme ils font celle de la robe des animaux; ils coupent l'uniformité de la verdure , souvent en relèvent l'éclat par d'agréables contrastes , et se nuancent de couleurs assez variées : on en voit de blancs, de gris, de noirs, de jaunes, de bruns, de pourpres, etc. Chacune de ces couleurs a des teintes différentes : elles sont sombres ou luisantes, d'un jaune de safran ou de soufre, d'un jaune d'or mat ou poli, d'un blanc de lait ou de neige, etc.
C'est avec une palette aussi riche que la nature varie et embellit les paysages. Ici , elle nous offre une plante rustique tout hérissée de longs poils grisâtres; la, brillent des arbrisseaux au feuillage soyeux, argenté, etc. Les poils naissent plus particulièrement sur les plantes des sols arides, sur celles des hautes montagnes, sur celles des climats chauds, exposées à laction d'une vive lumière. 11 en est qui quittent le végétal à mesure qu'il vieillit, ou lorsqu'il est cultivé; d'autres persistent, malgré le changement de sol, de température et d'exposition. Une étude suivie sur la nature et les fonctions des poils pourrait amener des observa-
( ,36) tioiis très-importantes. Sont-ils chargés de sécrétions particulières, de fonctions excrétoires? Sont-ils destinés a garantir la plante des froids'trop vifs, ou de l'action d'une chaleur trop forte? autant de questions difficiles à résoudre.
5°. Les glandes.
Les glandes ( pi. 5 , fig. 6 , 7 , 8 ) paraissent être le même organe que les poils, mais sous une modification un peu différente. Nous avons déjk vu que plusieurs d'entre elles étaient prolongées par un poil auquel elles servaient de base, que d'autres étaient supportées par d'autres poils qui leur servaient de pivot, mais plus ordinairement elles se présentent sous la forme de petits corps globuleux, destinés à séparer certaines liqueurs particulières , selon la nature de chaque végétal. Les glandes ont, dans les feuilles du millepertuis, du myrte et de l'oranger, une telle transparence, que ces feuilles, en les opposant à la lumière du soleil, paraissent percées d'un grand nombre de petits trous : cette huile aromatique très-inflammable, qui s'échappe, sous le nom de zestj de l'écorce des oranges et des citrons, est produite par les glandes qui abondent dans cette écorce. On a quelquefois confondu avec les glandes certaines productions d'une nature différente. Ainsi les glandes écailleuses de Guettard, éparses sur les feuilles des fougères, sont les tégumens de leur fructification, d'après l'observation de M. Desfontaines : les glandes miliaires du même Guettard ont été reconnues par M. Decandolle pour être des pores corticaux. Il est d'autres sécrétions solides, en forme de bosselures ou de globules , éparses sur les feuilles des arroches , des labiées , etc. , qui paraissent différer des glandes , mais dont là nature n'est pas encore connue.
Personne jusqu'alors n'a plus étudié les glandes que Guettard. D'après le beau travail qu'il a publié a ce sujet, on est étonné de leur variété, de leur nombre, de leur symétrie : elles offrent un spectacle digne de fixer l'attention. Dans certaines feuilles , vues à la loupe, on découvre une très-grande quantité de points d'une belle couleur d or, d'ambre ou de soufre; dans d'autres, ce sont des corps globuleux avec ces mêmes couleurs , ou offrant, celles de la nacre
( i37) ou de l'opale ; plusieurs autres présentent des vésicules amoncelées, dont la couleur est opalisée.
Parmi les glandes les plus saillantes, rangées méthodiquement par Guettard , je ne citerai que les plus remarquables, telles que i ". les glandes vésiculaires : ce sont des vésicules, pleines d'huile essentielle, logées dans le tissu de l'enveloppe herbacée ou du parenchyme; elles sont transparentes dans les orangers, les myrtes, etc. 2°. Les glandes globulaires ^ entièrement sphériques : elles n'adhèrent à Tépiderme que par un point; elles forment une poussière brillante sur le calice, la corolle et les anthères de beaucoup de labiées, etc. 3°. Les glandes utriculaires ou ampullaires ^ sous la forme de petites ampoules, occasionées par la dilatation de l'épidernie , et remplies d'une lymphe incolore , comme celles de la glaciale. [\. Les glandes en mamelon ou papillcàres : elles couvrent ordinairement, dit M. Mirbel , la surface inférieure des feuilles des labiées qui ont une odeur piquante ; elles paraissent sous la forme de mamelons, et sont logées dans des fossettes, ce qui fait que Kroker les compare, pour l'aspect, aux papilles de la langue de l'homme; elles sont composées de plusieurs rangs de cellules placées circulairement. C'est, je pense, ajoute M. Mirbel, à cette espèce de glande qu'il faut rapporter les mamelons qui brillent comme des pointes de diamant sur les deux faces des feuilles du rhododendrum punctatum. 5°. TjQ^ glandes lenticulaires ^ petites taches oblongues ou arrondies, éparses sur la surface del'écorce de plusieurs plantes, telles que le psoralea glandulosa , etc. 6''. Les glandes urcéolaires ou à godet ^ formées de petits tubercules charnus, creusés à leur centre, d'où distille très-souvent une liqueur visqueuse, telles on les observe à la base des feuilles du peuplier, sur le pétiole de beaucoup d'arbres fruitiers, etc. 7° Les glandes florales iiectarifères ou les nectaires : elles sont renfermées dans les fleurs, contiennent une liqueur mielleuse, et font partie de cet organe que Linné a nommé nectaire. Il en sera queslion lorsque je parlerai des fleurs»