‹ Leçons de flore (volume 2)Chapitre 35 sur 82 · Les mêmes : les kctescen' es et autres sonchus · texte numérisé non relu

Les mêmes : les kctescen' es et autres sonchus

i3. Plusieurs graines nues dans la même fleur. .... ranunculus. 14. Fruit à plus de trois loges ou capsules 5 plusieurs

graines dans chaque loge gossfpium.

i5. Fleurs et fruits nuls ou non apparens ■ ■ • silices, muscx^

funsj, etc.

Un des défauts de cette méthode, c'est la grande division des plantes en arbres et en herbes. Elle paraît si naturelle au premier aspect, qu'elle a été introduite dans plusieurs autres méthodes, même dans celle de Tournefort. Outre la difficulté de cette distinction, elle a, pardessus tout, l'inconvénient d'interrompre un grand nombre de séries naturelles, dont la recherche semble cependant avoir éié le principal objet de Césalpin, puisqu'il dit très-clairement, dans sa préface, que la véritable science est celle qui , réunissant les êtres conformes, sépare ceux qui diffèrent par leur structure et par leurs organes, et que la marche tracée par la nature^ est la plus sûre, la plus utile, la plus facile. Gesner, avant Césalpin, avait, le premier, démontré l'importance des organes de la fructification, pour déterminer les caractères des plantes.

Quoique la méthode de Césalpin contienne le germe d'ua grand nombre d'observations et de découvertes développées, dans les siècles suivans, par ses successeurs, elle ne pouvait avoir cette perfection , qu'il est rare de trouver dans les créateurs d'une science toute nouvelle. Elle n'a ni l'uuité, ni la simplicité nécessaires pour la rendre d'une application facile; point de genres déterminés, point de synonymie : d'où il est résulté qu'elle fut négligée pendant près d'un siècle, sans que l'on songeât même a la perfectionner. On voit , avec une sorte d'étonnement, les botanistes les plus distingués qui vinrent après lui, tels que les frères Bauhin, les Gérard^ les Johnston, les Pona, les Zanoni, etc., adopter encore, pour la distribution des plantes, ces divisions insignifiantes, et qui interrompent les rapports les plus naturels. Cependant la science, sous d'autres rapports, fit de grands progrès dans le courant du dix-septième siècle : Gaspard Bauhin publia son Piiiax-, fruit de quarante années de travaux et de recherches, qui n'est lui-même que la table d'un travail beaucoup plus étendu, comme on en peut juger par son Prodrome^ et le premier volume de son Théâtre de botanique y qui renferme l'histoire des graminées ^ des cypéracées^ et d'une partie des liliacées. 1-e principal mérite de cet ouvrage, interrompu par la mort de son auteur, consiste dans l'exposition de tous les noms que les plantes reçurent successivement, à partir principalement de Tragus^ jusqu'au tempsoii l'auteur écrivait.

Jean Baiihin, non moins célèbre que son frère, plus âgé de vingt ans, disciple de Fuchs, ami de Gesner, eiUreprit wnt Histoire générale des plantes^ qui lut publiée après sa mort : elle comprend environ cinq mille deux cent soixantesix espèces, dont trois mille quatre cent vingt-huit sont représentées par des figures en bois, mais très-médiocres. Cet ouvrage est distingué par une érudition immense, une saine critique, une synonymie assez exacte, et beaucoup de rapprochemens naturels.

Avant ces deux célèbres botanistes, dans le courant du seizième siècle, parurent successivement Tragus ou Lebouc, Lonicer, Dodoens, Lobel, qui publièrent beaucoup de figures avec de médiocres descriptions : Clusius ou TEcluse remporta de beaucoup sur eux par Pexactitude et la précision de ses descriptions, auxquelles il ne manque que des détails sur plusieurs parties de la fructification, dont on ne sentait pas alors toute l'importance. Beaucoup d'autres contribuèrent encore a l'avancement de la botanique, tels que *J\irner, médecin anglais, qui publia V Histoire des plantes d'Angleterre ; Rauvolf, qui voyagea dans le Levant, y recueillit beaucoup de plantes, et les fit connaître dans le Voyage qu'il publia; Camerarius, à qui nous sommes redevables d'une édition des plantes de Matthiole, avec beaucoup de figures qu'il possédait de Gesner; Tabernœmontanus, qui donna une histoire des plantes avec environ deux mille figures; Prosper xllpin, dont le voyage en Egypte nous procura la connaissance de beaucoup de plantes de ce pays ; I)alechamp , qui a donné , dans son Histoire des plantes , des figures assez médiocres, îa plupart copiées de Lobel, de Matthiole ou de Fuchs : cependant on y reconnaît, dit Adanson, une érudition profonde, et on lui doit cette justice^ qu'il a mieux déterminé que personne les plantes décrites par les anciens. Matthiole acquit beaucoup de célébrité par ses longs commentaires sur les six livres de Dioscoride : on lui reproche des descriptions trop diffuses, des figures peu exactes, et beaucoup de négligence dans son travail. Dans les dernières éditions, il se rétracta en plusieurs endroits, fit beaucoup de corrections, et publia de meilleures figures. Cet ouvrage a été perfectionné par les soins de G. Bauhin, qui l'a augmenté de trois cents figures et de bons commentaires.

Morison, professeur de botanique à Oxford, jouit d'une grande célébrité par ses vastes connaissances dans l'étude des plantes, et surtout par la méthode qu'il établit pour leur distribution, d'après la considération de leur fruit, ainsi que d'après leur consistance et leur port , leur durée , le nombre des pétales , etc. En voici le tableau :

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