‹ Leçons de flore (volume 2)Chapitre 57 sur 82 · X. DÉcAWDRiE. Dix étamines ou dix maris · texte numérisé non relu

X. DÉcAWDRiE. Dix étamines ou dix maris

XL DODÉcANDRiE. Douzc étamincs ou douze maris.

XII. icosANDRiE. Plus dc douzc étamlucs attachées à l'orifice interne du calice.

XIIL P0LYA]VDRiE. Plus dc douze étamines attachées sur le réceptacle '.

Dans les fleurs où il se trouve deux étamines plus courtes, il y a subordination entre les maris; deux ou quatre dominent les deux autres : d'où résulteiît les deux classes suivantes :

XIV. DiDY]\AMiE. Deux étamiucs plus longues ou deux maris plus puissans.

XV. tétkadtnamie. Quatre étamines plus longues ou quatre maris plus puissans.

' Tous ces noms classiques sont composés de deux mots grecs : le premier est nuiHerujue , le second sif^nifie hri)ntne.

^ On Toiî que ces deux denuèies classes, lorsqu'il y a plus de douze élaniines, sont (^iablies sur riasertion de ces étauuues.

Les étamines réunies entre elles par quelques-unes de leurs parties ou avec le pistil, donnent :

XVI. MONADELPHiE. Les étamij)es réunies par leurs filamens en un seul paquet. Les maris ne forment qu'un seul frère.

XVIL DiADELPHiE. Lcs étamiues réunies par leurs lilamens en deux paquets. Les maris forment deux frères ;, ordinairement neuf réunis, un seul séparé.

XVIIL poLYADELPHiE. Les étamiues réunies par leurs lilamens en plusieurs paquets. Plusieurs groupes de frères.

XIX. SYNGÉNÉsiE OU fécoudatiou simultanée. Les étamines rapprocliées en cylindre par leurs anthères.

XX. GYNA]\DiuE. Etamines insérées sur le pistil. Les maris attachés aux femmes.

Dans les iieurs unisexuelles, les deux sexes étant séparés, se trouvent sur le même individu ou sur des individus distincts; quelquefois aussi des fleurs hermaphrodites se mêlent aux fleurs unisexuelles : d'où,

XXI. MOKOEciE. Etamines et pistils dans des fleurs séparées, mais sur le même individu.

XX IL DioEciE. Étamines et pistils dans des fleurs séparées , sur des individus distincts.

XXIII. POLYGAMIE. Fleurs hermaphrodites parmi des fleurs unisexuelles.

XXIV. ciiYPTOGAMiE. Fructificatiou cacliéc. Noces clandestines.

Après s'être emparé des étamines ou des maris pour établir les classes de son système, Linné emploie les pistils ou les femmes pour la formation de ses ordres : il les caractérise d'après le nombre des pistils qui existent dans chaque fleur, il en a fait l'application , a ses treize premières classes, sous les noms de moiiogjniej digyjiie, trigpiie ^ tétragyiiie ypentagjnie, poljgyuie^ etc.; expressions composées de deux mots grecs. Le premier est numérique, le second appartient a la femme; mais le nombre des pistils n^'ayant pas pu être également employé pour toutes les classes, il a fallu avoir recours à d'autres organes, à la grandeur respective des fruits dans ia XIV'' et XV'' classes , à l'avortement ou à la stérilité du pistil dans la syngcnésie. Je ne m'étendrai pas ici plus au long sur les ordres de Linné, devant reprendre chaque classe en particulier après que j'en aurai présenté le tableau.

TABLEAU DU SYSlt

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