‹ Leçons de floreChapitre 13 sur 115 · ORGANES APPENDICULAIRES TERMINAUX OU FEUILLES DE LA FLEUR · texte numérisé non relu

ORGANES APPENDICULAIRES TERMINAUX OU FEUILLES DE LA FLEUR

PLEUR, fig. I.

La fleur est solitaire, axiilaire et terminale *.

Partie terminale et terminée d'un rameau, offrant les plus grands rapports d'analogie avec les scions feuilles ou de continuité, surtout avec ceux que Ton nomme roselés ; ayant, comme le bourgeon ou embryon-fixe, un nœud-vital pour conceptacle, et située, comme lui, tantôt a l'aisselle des feuilles, et tantôt a l'extrémité des axes. La fleur se compose également des systèmes axifère et appendiculaire : le pistil, qui représente le premier, remplit les fonctions de femelle, reçoit, des anthères, le principe fécondant, et le transmet aux embrvons-tuniqués, contenus dans l'intérieur des ovahes;

1 Voyez mon Mémoire sur rinfiorescecce des graminées et des cvpérées, etc. ( Mcm. du Mus. d'hist. nat., tom. v J.

(53) le second , dans lequel se manifeste la partie mâle, comprend des organes entièrement analogues aux autres feuilles de la plante. Ces organes, toujours excessivement rapprochés les uns des autres, quelquefois alternes, plus souvent opposésverticillés, dans leur situation horizontale, alternent sans cesse dans le sens longitudinal ' ( ou , pour parler plus clairement , de l'extérieur à l'intérieur , a cause de l'extrême brièveté de l'axe, sur lequel ils se pressent) : tels sont les folioles des calices, les pétales des corolles, les étamines et les phycostèmes.

thycostÈme (Turp.) (phycostemon, <pvx.o<r1etç, déguisée, fflvy.vv, étamine), nectaire (Lin.), disque (Adans.), glande ovarienne (Desv.), fig. 2, 3 et 4; a*

Etamines feintes ou déguisées. Cet organe affecte toutes sortes de formes en passant, comme le font tous les organes, d'un minimum peu connu à un maximum très-développé, situé le plus souvent entre les étamines. et l'ovaire; il se place quelquefois entre les étamines et la corolle, et, dans certains cas (chirojiia frutescens) , entre celle-ci et le calice. Jetant parfois son masque, il donne naissance a des anthères (fig. 4.» 6); compagnon inséparable des étamines, son insertion relative est absolument la même; ce qui doit dispenser de la distinguer, comme on l'a fait, en hypogyne, périgyne, épigyne, etc. 11 ne faut pas confondre le phycostème avec ie péricarpe rudimeniaire, qui porte les quatre graines nues des labiées, ni avec certains pistils rudimentaires qui occupent le centre de quelques fleurs unisexuelles, ou bien encore avec ces renflemens qui couronnent, dans l'intérieur des calices, le sommet de l'ovaire d'un grand nombre derubiacées, et qui appartiennent peut-être à la base du style (voyez, sur cet organe, mon mémoire intitulé : De V inflorescence des graminées et des cypérées , etc. , publié dans les Mém. du Mus. d'hist. nat,, tom. v).

ETAMIKE, flg. 5 et 6,

Organe mâle, pétale réduit à la nervure médiane (filet,

1 Les élamines, opposées aux pétales dans les berbéridées et les priiruîacées, soat, pour le moment, des exceptions à cette grande loi,

fig. 6, c), terminé par une petite boîte (anthère, fig. 6, a, Z>) presque toujours bilobée et biloculaire , plus rarement uniloculaire, ou paraissant avoir quatre loges lorsque le trophopoïhn, dont je vais parler tout à l'heure, se prolonge et subdivise chacune des deux loges en deux logeîtes. L'anthèie, partie essentielle de l'étaniine, renferme un grand n<n bre de petites utricules libres ou soudées entre elles (pollen ) , qui , à leur tour , contiennent le fluide spermatique et fécondant. Ainsi, on peut compter trois choses distinctes dans l'anthère, le connectif, qui sert de point d'union aux loges; les loges et le pollen. Le filet, peu nécessaire, manquant souvent, est a l'étamine ce que le style est au pistil: en se laminant, il devient un pétale, produit l'avortement de l'anthère et double la fleur. L'insertion relative des étamines, selon qu'elle est hypogyne, périgyne ou épigyne, quoique souvent très-difficile à bien distinguer, a servi a M. de Jussieu pour l'établissement des principales divisions de son excellente méthode.

connectif (Rich. ), fig. 7, a.

Partie solide de l'anthère, qui donne naissance aux loges et aux utricules sperinatiques. Le connectif est aux anthères ce qu'est le trophosperme central aux péricarpes; il produit de même, le plus souvent dans l'intérieur des loges, des processus (trophopollen) , qui divisent chaque loge de manière a former en apparence des anthères quadriloculaires; je dis en apparence, parce que ces quatre loges n'ont point la même valeur , et qu'au fond elles n'en forment que deux plus ou moins subdivisées par le trophopollen. Le connectif ou porte-loge se distingue du filet de l'étamine par une articulation; mais souvent peu apparent, il n'est qu'une simple prolongation du filet : comme tous les organes, il varie beaucoup de formes; il a celle d'un rein dans V éphémère (fig. 7 , a) ; il se prolonge en un appendice terminal dans un grand nombre à'apocjnées et de synanthérées , et prend, dans les sauges, la forme d'un balancier.

TROPHOPOLLEN (Tlirp. ), fig. 8, fl.

Cet organe, qui n'avait point encore été nommé, est aux

( 55) u tri cules poil iniques ce qu'est le tropho sperme aux ovules et aux graines; c'est en effet par ces deux sortes d'organes, que les ovules, d'une part, et le pollen, de l'autre, communiquent avec la plante- mère. Lorsque le trophopollen se prolonge jusqu'à la suture des loges, il les divise en deux, et rend les anthères comme quadriloculaires.

pollen, fig. 9, 10 et II.

Corps utriculaires, ayant l'aspect d'une poussière, développés dans l'intérieur des loges de l'anthère, paraissant le plus souvent libres ou enchaînés par des fils extrêmement déliés, ou, ce qui est plus rare, agglomérés et soudés en masse ( fig. i o ) , affectant un certain nombre de formes assez simples, étant a l'extérieur lisses ou hérissés : ils laissent échapper, par explosion, le fluide fécondant qu'ils contiennent. Ces corps, dont la couleur due a celle du fluide est le plus souvent jaune, quelquefois blanche, grise, bleue, rose et même verte; ces corps, dis-je, étant mieux observés, pourront fournir de bons caractères.

corolle, périgone intérieur (D. C), fig. 12 et 1 3.

On nomme corolle la partie la plus apparente et la plus brillante de la fleur : elle se compose de l'assemblage libre ou soudé de plusieurs petites feuilles pétalées, d'un tissu très-délicat, et offrant, par épuisement, les couleurs les

Î)lus vives, excepté la noire. Ces petites feuilles, traversées ongitudinalement par une nervure médiane, qui se répand dans toutes les parties de la lam^ , sont insérées autour de l'axe le plus souvent par veriicilles; considérées dans leur situation relativement aux autres organes appendicu!aiies de la fleur, elles sont constamment placées entre les folioles du calice, avec lesquelles elles alternent, et les étamines. La corolle, comme organe plus intérieur et plus délicat que le calice, avorte de préférence, et son absence, en réduisait la fleur a une seu e enveloppe, prouve que celle qui s'est développée est le calice,

calice, périanthe, périgojie extérieur (D. C), %. i4, i5 et iG.

Feuilles réduites, munies de nervures médianes, vertes on vivement colorées , fimbrillées et incolores dans les synanthérées, constituant l'enveloppe la plus extérieure du système appendiculaire de la fleur, présentant le plus communément le multiple trois dans les monocotylédones, et le multiple cinq dans les polycotylédones ; opposées-verticillées, quelquefois alternes et imbriquées, elles sont libres ou sou>dées. Fig. i, Pjtus malus. 2, a. Gratiola officinalis. 3, a. Pœonia mouton. 4, a. Aquïlegia vulgaris. 5, . . . .

6, 7, Tradescantia Kirginica. 8, id. 9, Azolea

viscosa. 10, Asclepias Sjriaca. 11, Cucurbita pepo. 12, Coitvolvulus. i3 ? Dianthus. i4, Cucubalus. i57 Cheiranthus cheiri. 1 6 , Cjnara pusilla.

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