Geographical Journal, Vil, p
3oO LES ILES BRITANNIQUES
il nous semble que la disposition rayonnante est plus apparente que réelle. Ce qui se manifesterait surtout, ce serait Tinfluence du plissement qui avait créé un anticlinal du nord-ouest au sudest sur la région des lacs, tandis que les grès rouges permiens et triasiques étaient comprimés au fond de deux synclinaux, dont Tun est occupé par la vallée de TEden, tandis que de l'autre, il ne reste qu'un lambeau collé à la côte.
Sur le flanc oriental du District des Lacs, et à titre de dépendance du massif ancien de l'ouest de l'Angleterre, s'étend la chaine Penninej où les formations carbonifériennes redressées en un pli monoclinal, longé à l'ouest par une faille, engendrent un territoire montagneux (d'où le nom de mountain limestone ou calcaire de montagne, originairement donné au calcaire carbonifère). Ce territoire, bien plus élevé dans l'origine, a réussi à garder encore un relief notable. Fortement entamé par des vallées, très courtes quand elles descendent à l'ouest, et beaucoup plus longues dans la direction opposée, il s'étend jusqu'aux monts Cheviots du Northumberland, et les roches tendres du terrain houiller, qui viennent s'y superposer dès Newcastle, adoucissent la topographie de son bord extérieur.
Pays de Galles. — Le Pays de Galles offre une constitution très analogue à celle du Cumberland. Plus encore que dans ce dernier district, les influences atmosphériques et glaciaires y ont adouci une topographie qui devait être assez heurtée et dont les traits, bien indiqués par l'alignement de diverses hauteurs, surtout par la direction du promontoire de Caernarvon, concordent absolument avec ceux des Highlands. Les fjords et les lacs ont été comblés, et ne forment plus aujourd'hui que des vallées sinueuses à fond très plat.
Mais l'état de dislocation du terrain a moins contribué à déterminer son relief actuel que la très grande variété des roches qui s'y rencontrent, Aux époques anciennes, le Pays de Galles a été un centre remarquable d'activité éruptive. Les tufs et les laves avaient édifié d'énormes massifs, dont quelques-uns subsistent encore, en partie, à l'état de cimes culminantes, telles que le Cader Idris et le Snowdon (1087 mètres). La résistance offerte par des laves d'âge silurien a déterminé la direction et la forme de plusieurs vallées, en faisant naître, notamment aux environs de Tremadoc, des paysages très semblables à ceux qu'on peut observer dans les districts volcaniques modernes.
D'ailleurs, si le relief de cette région fort ancienne est encore