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dans la cuvette parisienne par le bombement du Perche, La production de ce dôme, jointe à Tappel déterminé par la coupure de la Loire, a dû entraîner une déviation des cours d'eau qui, dans rorigine, coulaient sans doute parallèlement aux anciens plis armoricains.
Mais la trace de la direction primitive conséquente des cours d'eau est restée visible dans plus d'un tronçon : ainsi le cours supérieur de la Mayenne, celui de la Vilaine entre Vitré et Rennes, de ses affluents le Semnon, le Don, Tlsac, surtout des deux rivières. TArz et la Claie, qui encadrent la Lande de Lanvaux, et, au nord, les rivières de la Sélune et de la Sée, etc.
Massif ardennais. Caractères généraux. — UArdentie est un massif composé de schistes, de grès et de calcaires primaires (siluriens, dévoniens et carbonifériens) qu'une violente poussée avait refoulés les uns sur les autres, en plis alignés du sud-ouest au nord-est, lors de la surrection de la grande chaîne carboniférienne. Ensuite une longue période continentale, embrassant plus de la moitié des temps secondaires, a amené la disparition totale du relief avec la transformation en pénéplaine, non seulement de TArdenne actuelle, mais de son prolongement sous le Bradant e( la Flandre.
Ce prolongement est aujourd'hui bien connu, grâce aux nombreux sondages qui l'ont exploré. Or c'est un fait remarquable que l'allure de sa surface demeure la môme, qu'elle soit recouverte directement parles sables tertiaires comme au Brabant, par la craie comme dans la Flandre, par le terrain jurassique comme dans la région du Pas-de-Calais occidental. C'est bien la preuve que la mer n'est prmr rien dans cet aplanissement, œuvre des eaux courantes pendant une longue émersion du territoire.
La pénéplaine, qui s'incline doucement au nord-ouest, se relève peu à peu dans la direction op[)Osée et vient présenter à la France un véritable front de falaise, où les parties voisines de la crête atteignent par places tout près de oOO mètres. Aussi, dans cette région, c'est-à-dire dans VArdenne proprement dite, le massif affecte-t-il l'allure d'un véritable plateau, entaillé par des vallées profondes.
Nous savons* que cette allure est de date récente, et résulte d un lent mouvement de bascule du terrain. Avant l'époque quaternaire, le district était plus bas que le cours d'ajnont de la Meuse, qui circulait paresseusement à sa surface, et qui a dû s'y enfoncer