R. T. mil, Bull. geoL Soc. America, III
crétacé supérieur, quoique disloquées avec ces calcaires, ont été enlevées par rérosion et ne forment plus que les collines longeant le pied des Sierras de Santa Rosa, Gandella, Lampezas.
Quant à la chaîne de Touest ou Sierra Madré occidentale, qui se maintient pendant plus de 3000 kilomètres à une altitude de 3300 à 4000 mètres avec une largeur de 400 kilomètres, elle se rattache nettement aux montagnes du sud de TArizona. L'archéen y domine, mais il y a aussi des sédiments d'âge primaire et des roches volcaniques de la famille des andésites. Les volcans actifs ou récemment éteints font défaut. Ils ne commencent à se montrer qu'après la profonde coupure qui interrompt la Sierra, et par où le Rio Lerma, après avoir traversé la lagune de Ghapala, vient s'écouler au Pacifique dans le Rio-Grande de Santiago. Le long du bord oriental de la cordillère de l'ouest, le plateau mexicain s'est affaissé, comme le grand bassin le long de la Sierra Nevada. Un affaissement semblable, mais moins prononcé, a eu lieu contre la Sierra de l'est, dont le pied est longé par une bande de terrains tertiaires et quaternaires, où les dunes de sable sont très développées.
Plateau mexicain. — Le plateau mexicain offre beaucoup d'analogie avec le Grand Bassin de l'Amérique du Nord, dont il forme bien réellement le prolongement. G'est en réalité un territoire montagneux, mais où les inégalités des terrains anciens ont été nivelées par plus de 6000 mètres de dépôts crétacés, ultérieurement disloqués lors de la formation des Cordillères. Le plateau est partagé en compartiments, par des chaînons longitudinaux auxquels se mêlent parfois, surtout dans le sud, des lignes de hauteurs transversales. Ges chaînons sont surtout constitués de terrains primaires anciens et d'assises crétacées. Les masses volcaniques, notamment le trachyte, y sont abondantes. Dans l'intervalle se trouvent de nombreux bassins, pour la plupart remplis de sédiments d'eau douce, et dont plusieurs s'échelonnent entre 2000 et 2600 mètres d'altitude. Autour de ces bassins il y a souvent un commencement de modelé, et il faudrait peu de chose pour que quelques-uns d'entre eux, comme le lac de Mexico, retrouvassent l'écoulement extérieur qu'ils avaient su conquérir avant l'époque actuelle. Grâce au relief considérable des bords du plateau, une augmentation sensible des pluies permettrait aux fleuves d'y pousser partout leurs eaux de tête.
Volcans du Mexique. — Une grande cassure transversale, alignée à peu près de l'est à l'ouest, traverse les Gordillères mexi-