SIERRAS MEXICAINES
son axe au nord. Là, le fond de la dépression est garni d'un sable blanc, formé de grains de gypse, sous lequel existe une nappe d'eau continue, alimentée par les montagnes voisines, dont les cours d'eau disparaissent dans la profondeur aussitôt qu'ils atteignent la plaine. Ainsi cette grande surface, sur laquelle il n'existe pas un seul ruisseau, n'en est pas moins l'un des plus importants bassins artésiens de l'ouest*.
A côté de ce bassin, il convient de mentionner ceux de Mesilla et du Jornado dei Muerto. Ces diverses dépressions sont à peu près les seules parties plates et susceptibles d'irrigation à l'ouest du Rio Pecos.
Sierras mexicaines. — Le Mexique, jusqu'à la grande falaise qui termine au sud le plateau mexicain, se relie intimement à l'Amérique occidentale, dont il est le simple prolongement. Au centre, c'est un plateau, d'une altitude moyenne supérieure à H 00 mètres, et en partie privé d'écoulement maritime. Deux cordillères l'encadrent, laissant entre elles et la mer une bande plus ou moins large, et toutes deux qualifiées de Sierra Madré.
La chaîne de l'est, ou Sierra Madré orientale, prolonge exactement les plis des Montagnes Rocheuses du Texas, qui s'y relient par la Sierra de Guadalupe et les Monts Apaches. L'extrémité méridionale de ces derniers oblige le Rio Grande à se couder à angle droit, pour traverser la chaîne dans une grande cluse, en amont et en aval de laquelle le fleuve suit régulièrement une direction parallèle à la Cordillère.
La Sierra Madré tourne du côté du Golfe du Mexique un escarpement raide et très élevé. Entre le pied de cet escarpement et le Rio Grande se succèdent des dépressions, comme celles qui abritent les lacs Guzman, Santa Maria, et des lagunes, où se perdent, comme au Grand Bassin, plusieurs cours d'eau de quelque importance. Vue du plateau, la Sierra prend l'aspect d'une série de petites chaînes, dépassant peu le niveau général. Les assises crétacées ont une part prépondérante à sa constitution, mais il y a aussi quelques noyaux plus anciens et le tout rappelle bien le su(J des États-Unis.
Toute l'ossature du Mexique oriental est formée par les calcaires du crétacé inférieur, en gros bancs gris et bleus, qui ont tout à fait l'apparence des formations primaires. Ce sont eux qui déterminent les aspects du paysage. Les assises plus tendres du