‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 77 sur 364 · VALLEE DE LA SEINE. 6LENS ÉCOSSAIS · texte numérisé non relu

VALLEE DE LA SEINE. 6LENS ÉCOSSAIS

l'abandonne vers Songeons, c'est pour reprendre ensuite, avant Beauvais, une direction exactement parallèle, déterminée par un pli synclinal.

Au contraire, sur le versant régulier du dôme, on voit naître deuxrivières, l'Epte etl'Andelle, qui cheminent assez longtemps, surtout la première, dans des vallées monoclinales d'érosion, jusqu'à ce qu'elles réussissent à sortir du Bray par des coupures transversales. Il est aisé de voir que le tracé de ces deux rivières, déterminé dans l'origine par la pente du dôme, a dû subir plus d'une modification, à mesure que l'érosion déblayait la partie culminante du soulèvement, d'où il a disparu, depuis le début du mouvement, plusieurs centaines de mètres de couches. Si l'Epte a gardé, surtout entre Haussez et Gournay, une direction beaucoup phis constante que l'Andelle, c'est qu'elle a pu appuyer son tracé sur la croupe solide formée par Taf Qeurement des calcaires kimeridgiens, au centre du dôme, au point où cette croupe s'enfonce sous les couches portiandiennes.

La vallée de la Seine, entre Mantes et Rouen, jalonne aussi une ligne de dislocations, le long de laquelle les couches de la lèvre sud-ouest sont souvent tombées à plus de 200 mètres au-dessous <le celles de la lèvre opposée. Aujourd'hui le fleuve décrit des méandres autour de cette direction moyenne ; mais ces méandres, ^ont l'encaissement atteste la descente du lit à travers le plateau normand, ne s'écartent que très peu, à droite et à gauche, de 'alignement moyen; et là encore, il paraît impossible de méconnaître l'influence directrice exercée par cette ligne de rupture ou ^® flexion sur l'écoulement des eaux du bassin.

Glens écossais. — Un exemple incontestable de lignes de frac-

^^^^ est celui que nous off'rent plusieurs des vallées longitudinales

«néaires ou glens d'Ecosse. La plus remarquable est le Glenmore

^^ « Val Majeur », qui, sur 160 kilomètres, se poursuit sans la

^^indre déviation à travers toute la péninsule, depuis le Moray

*/''th jusqu'au Firth of Lorne (fig. 67). Sur le fond de cet étroit

^^|on, dont aucun point n'est à plus de 30 mètres d'altitude, et

'^ emprunte le Canal Calédonien, s'échelonnent plusieurs lacs très

*^tigés, dont le caractère tectonique ne saurait être mis en doute.

^^ plus remarquable est le Loch Ness, long de 30 kilomètres,

^^tormément large de 400 mètres, et dominé sur les deux bords

f^^ des escarpements qui s'élèvent d'un seul jet à 400 mètres,

^^dis que la profondeur du lac atteint 240 mètres (soit au moins

- ^^ mètres au-dessous du niveau de la mer). L'extrémité sud-ouest

du Glenmore, ou Loch Linnhe, est divisée en deux par une long-ue île, exactement alignée comme Taxe du glen, direction qui d'ailleurs se répète à plusieurs reprises dans les vallées et les crêtes de la région avoisinante, et se reproduit de façon très nette dans le Jura Sound.

Il n'y a pas le moindre doute que le Glenmore, ainsi que les coupures de même direction, ne soit une cassure se rattachant.

Cap Wràth.r: V

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