‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 83 sur 364 · HUITIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

HUITIÈME LEÇON

CYCLE D'ÉROSION. — APLANISSEMENT FINAL

Notion du cycle d'érosion. — D'après ce que nous avons vu précédemment, la combinaison des influences génétiques et tectoniques passives a pour effet de compliquer Tœuvre normale du modelé et d'en retarder Taccomplissement, en même temps qu'elle impose au réseau hydrographique des conditions directrices. Mais la marche générale du phénomène ne change pas, non plus que son terme final. Seulement les diverses phases en sont plus durables et mieux marquées. Leur succession forme, pour le système des cours d'eau de la région, un cycle d'érosion ou cycle dCaclivilé complet. Même M. W. Morris Davis se sert du mot de cycle vital, pour rappeler que l'évolution d'un réseau hydrographique comporte une série de phases, constituant comme autant iïâges, où l'on peut distinguer depuis Y enfance jusqu'à la décrépitude. Nous emprunterons en grande partie au savant géographe américain la définition précise de ces états successifs, qu'il a mis le premier en complète lumière *.

Enfance et jcTinesse d*Tin réseau hydrographique. — Dans Y enfance d'un réseau, surtout si la surface structurale est quelque peu indécise, la concentration des ruissellements est lente à se faire; nombreux sont les cours d'eau qui aboutissent à des lacs provisoires, de sorte que l'évaporation enlève une grande partie de la pluie tombée; aussi le rapport entre le débit aux dernières embouchures et la chute de pluie sur le bassin est-il relativement bas. Les rivières initiales adoptent tout de suite le tracé que les condi-

1 Voir notamment Hivers and valleys of PennsyLvania dans National geogr. Magazine, 1889, et Jouimal of Geology, Chicago, 1894.

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