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MOUVEMENTS OROGENIQUES. VALLÉES TRANSVERSALES i77

(les lacs du Grand Bassin, en Amérique, n'ont pas une autre origine.

Les tremblements de terre, qui produisent parfois des effondrements ou des soulèvements locaux, occasionnent ainsi la fermeture Je vallées et la formation de petits lacs. Ce phénomène a été observé au Pérou et, plus récemment encore, au Japon, où la ; faille engendrée par le séisme de 1891 a, par le relèvement de Tune de ses lèvres, intercepté de petits cours d'eau.

Mouvements orogéniques. Vallées transversales. — A côté des mouvements simples dont nous venons d'analyser les effets, il yen a d'autres qui modifient plus profondément le relief; ce sont les efforts de plissement ou orogéniques.

Quelquefois le sens général des accidents n'en est que faiblement, altéré. Alors Yadaptation du réseau hydrographique se fait sans j^ndes difficultés, et il en résulte ce qu'on peut appeler des cours d'eau subséquents, où une analyse attentive parvient à discerner les changements de détail que le mouvement survenu a fait subir à un ancien réseau conséquent.

Mais souvent il arrive que le nouvel état de choses soit tout à fait contradictoire avec l'ancien. Alors un remaniement complot du réseau hydrographique devient nécessaire.

11 semble qu'un réseau fluvial devrait être forcément remanié, lorsqu'un plissement tend à se produire juste en travers de la direction des principaux cours d'eau ; car la surrection des anticlinaux paraît de nature à dévier les rivières, en les obligeant à couler dans les synclinaux, c'est-à-dire perpendiculairement au sens primitif.

Cependant il n'en est pas toujours ainsi. Les rides se forment avec lenteur, et si le cours d'eau qu'elles tendent à barrer est suffisamment puissant, il peut arriver qu'il garde assez de force pour creuser son lit, au fur et à mesure, à travers l'obstacle qui surgit peu à peu. Cette explication, selon M. Tietze, convient à la plupart des grandes vallées transversales, notamment à celles qui coupent les chaînes iraniennes.

D'ailleurs il n'est pas absolument nécessaire, pour le résultat final, que le creusement de la gorge marche pari passu avec la surrection du pli. Ou bien ce dernier peut former un barrage momentané, entraînant en arrière la production d'un lac, qui finira par se déverser au-dessus du pli en le creusant de l'aval à l'amont; ou bien le pli soulevé, mais affaibli par sa lutte contre la rivière, verra s'établir dans cette direction deux affluents opposés, à forte

DE LApPAHiCMT. — Lcçons do géogT. pli^'s. '2' cdit. 12

i78 INFLUENCES TECTONIQUES ACTIVES

penta;,.qui^ faisant remonter leurs origines à la rencontre Tun de l'autre, détruiront Tobstacle en rétablissant l'ancien cours *.

Eitiotit cas, ce qui paraît être une condition de la formation d'unQxyallée transversale, c'est que la rivière qui l'occupe fût encaisaéd.'é'une certaine quantité avant la formation du pli tendant à barier.aoii cours •. Dutton a observé dans l'Orégon, sur la rivière Columbia^r'une cascade dominée par une terrasse indiquant un ancien lit creusé dans le basalte. Tandis que, en amont de la chute, cette terrasse est à 9 mètres seulement au-dessus du lit actuel de la rivière, à 3 kilomètres plus bas, la dénivellation est de 60 mètres (fig, 80), alors que, dans cet intervalle, la rivière ne descend que de 12 mètres. Il y a donc eu formation, à l'époque

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