‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 110 sur 216 · Voir plus haut, p. m · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. m

il^ l'ouest à Test, souvent gênés par le recul «le leurs embouohiix:ires, sont aujourd'hui dépassés en importance par ceux qui ijilent suivant l'affleurement des bandes successives. La seule oeption notable est formée par la Tamise, et (*ela parce que la ière a son cours défini par le fond d'un [)li concave très net, ms lequel était venu se loger le bassin tertiaire de Londres, core le vrai cours de la Tamise doit-il être cherché, en amont •l^ Reading, dans son tributaire la Kennet. De Readin^r à (Jxford, 1^ fleuve a emprunté un affluent subséquent, et au delà de la dernière de ces villes, il compose son cours supérieur avec la tête «f^jn ancien cours d'eau ouest-est, aujourd'hui brisé en plusieurs tronçons isolés '.

C'est par l'escarpement des calcaires oolithiques, qui se poursuit

>'^rs le nord-nord-est, en faisant face à l'ouest, que le bassin de la

S^vem est séparé de celui de la Tamise. Or cet escarpement, sous

l^oflbrt de l'érosion, n'a cessé de reculer vers l'est, ce qui a rons-

ts.iiiment accru le domaine du fleuve aboutissant au canal de

Bristol. De la sorte, la Tamise a perdu autant de terrain du coté

<l^ sa source qu'elle en perdait dans la direction opposée par

l*érosion marine, qui élargissait sans cesse son estuaire*, et

l'-Avon, poussant ses affluents vers l'escarpement en voie de

■"^cul, a dû capturer ainsi l'ancienne tête de la Kennet.

Une mention particulière est due au Wash, cette Néerlande anglaise, où les tourbières (fens) occupent 3000 kilomètres carré». C'est un ancien estuaire marin, où plusieurs cours d'eau, Ouse. XcD, Welland, Witham, aux embouchures sans cesse changeantes, Viennent convei^er.

Êmersion pleistocène. — Ce rapide afier^^u ne saurait avoir la prétention d'épuiser, même en se tenant aux traits les plus géné- ■^ux, rhistoire des cours dVau anglais. En eflet, les dernières phases de celle évolution hydrojrraphique ont dû être traversées P^r plusieurs vicissitudes, au nombre* desquelles il faut sans doute compter une êmersion momentanée du lit de la mer du Xonl. En effet, à un certain moment de lép^^^jne pb'istocène, l'Anglee était en libre communication avec le continent, non seule- '^enl parce que l'isthme calai^en n'»''tait pas rompu, mais aussi P^Jï'^seque le niveau des terres ^eptentrionab'*» î»'était un peu relevé. -*■- Jukes Broi»Tie' a fait remanjuer qu'un *^iulèvemenl de moins

' - Uiris, loc. «/.

^- Bthn, KirdilKffl'* lAufi^rku'^'J*.

^- r*e hMUdimff ofihe Urituh uiUt. p. t-zi.

(le 74 mètres, qui unirait le nord de l'Irlande à l'Ecosse, transformerait du même coup la mer du Nord en une plaine, dont le rivage irait du sud de TÉcosse à la pointe du Jutland, et où le Rhin trouverait son embouchure vers la latitude de Newcastle, après avoir reçu le tribut de toutes les rivières anglaises.

L'idée de cette émersion n'est pas une hypothèse gratuite ; car bien au large de Nev^xastle, au milieu de la mer du Nord, s'étend le banc sous-marin dit Doggei% où la profondeur d'eau, partout inférieure à 40 mètres, et en moyenne de 25, s'abaisse parfois à 13. La drague en a rapporté par centaines des ossements de mammouth, de rhinocéros laineux, de renne, etc., qui semblent bien prouver que cette plate-forme était émergée au milieu des temps pleistocènes. De plus, en avant de la côte orientale d'Ecosse s'étend, par quarante brasses de profondeur, le banc dit les Longs Quarante, dont le fond est surtout de gravier et de coquilles brisées. Or au nombre de ces dernières sont Purpura lapillns et Littorina rudis, espèces qui ne vivent que dans la zone du balancement des marées *.

Ainsi, à une époque relativement très récente, le lit des fleuves anglais a pu se trouver démesurément allongé, et tous sont aujourd'hui dans la condition de cours d'eau tronqués.

Dôme vrealdien. — Il nous reste à parler d'un accident fort remarquable, qui, dans le sud-est de l'Angleterre, fait naître, au milieu de plaines à fond de craie, une large dépression verdoyante et bien arrosée, au sol d'ai'gile et de sable, encadrée entre deux lignes d'escarpements crayeux. Ces escarpements sont les North Downs, tranchés par la mer à Folkestone, et les South Downs, qui aboutissent au cap Beachy Head. De l'un à l'autre s'étend le Weald, dôme de sédiments infracrétacés qui, vers la fin des temps tertiaires, ont été poussés à travers leur couverture de craie.

Cependant les petits fleuves du sud de l'Angleterre, Itching, Arun, Ouse, au lieu de couler parallèlement au bourrelet des South Downs, le traversent à angle droit et ont leurs sources dans les sables argileux du Weald. Il en est de même, relativement aux North Downs, du Greater Stour, de la Medwav et du Darent.

C'est la preuve que ces cours d'eau ont dû prendre naissance, en qualité de conséquents, dès l'origine du bombement, par divergence à partir d'un axe anticlinal, qui envoyait les uns au sud, les

Page 1