Voir plus haut, p
2. Voir Davis, The development ofenglishrivers, Géographie Journal; 1895, p. 127.
Tamise, venait jeter dans la mer septentrionale, entre le Sussex et le Kent, des sédiments d'estuaire ainsi que des débris de grands reptiles terrestres.
Avec l'inauguration de la série crétacée supérieure, une nouvelle transgression marine s'est manifestée, et la mer de la craie a réussi à s'avancer, au nord pour le moins jusqu'au Wash, au sudouest jusque tout près du dôme granitique de Dartmoor. Après la craie a commencé un mouvement de régression, qui a localisé les dépôts tertiaires, plutôt saumàtres que marins, dans deux sillons, le premier vers l'embouchure de la Tamise, le second dans le bassin du Hampshire. Puis, tandis que la mer oligocène envahissait plusieurs régions de l'Europe, elle respectait l'Angleterre, où depuis lors il n'y a guère eu qu'une tentative de submersion très partielle, se traduisant par l'adjonction d'un mince ruban pliocène au littoral du Norfolk et du Sufiblk, ainsi que par quelques retours marins sur le bord de la Manche.
Développement du réseau liydrographique. — Les rivières qui avaient dû s'établir pendant le cycle post-primaire ont donc vu leur cours inférieur envahi par la mer lors de l'époque jurassique, après laquelle elles se sont allongées do nouveau dans la même direction, pour subir encore un raccourcissement avec les temps crétacés, puis un nouvel allongement quand la mer s'est retirée. Dans chaque période d'extension des lits, des affluents subséquents \ se sont développés, perpendiculairement au tronc principal, en suivant les affleurements des assises peu résistantes, c'est-à-dire, en général, du nord au sud ; et l'activité de ces affluents, variable selon les vicissitudes du tronc qui les recevait, a entraîné tous les phénomènes de capture habituels en pareil cas.
Ainsi THumber, qui d'abord venait d'Halifax, en suivant le cours actuel de rOuse,a vu s'établir, sur l'affleurement des argiles liasiques qu'il traversait, deux tributaires subséquents, l'un, le Derwent, qui a réussi à pousser sa tête au nord presque jusqu*au rivage actuel, près de Whitby; l'autre, le Trent, d'autant plus important qu'il a su capturer la tête d'un tronc plus méridional, lequel, dans l'origine, débouchait au Wash par la Witham. De là l'importance prise, mais aujourd'hui localisée sur un petit parcours, par l'émissaire définitif.
De cette façon, bien que le drainage de la contrée ait toujours^ été déterminé par un appel venant de l'est, les cours d'eau coulante