‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 131 sur 216 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p

DS LAPPARKKT. — LoçoDS de géogr. phys. 2C

lement de la réouverture d'une dislocation de date très ancienne et 1 1 1 en même temps très étendue du nord au sud. I.y^

Particularités hydrographiques. — Les péripéties qui ont mar- 1 ^i que la formation du sol, dans le bassin de Paris, n'ont pas pu se lia poursuivre sans que, môme dans le secteur le plus régulier de ||| Tentonnoir, celui de Torient, le réseau hydrographique prihiitif ne vînt à subir plus d'une modification, résultant de l'avance que pou- 1 L vait prendre, à un moment donné, tel ou tel cours d'eau. Nous en m[ avons antérieurement donné des exemples*. Contentons-nous ici |>ii: d'ajouter quelques détails sur la situation particulière faite à la Meuse par suite de ces conflits. Cette situation a été bien mise en |tSi évidence par un récent travail de M. Davis *.

Quiconque examine une carte du bassin de Paris ne peut manquer d'être frappé en voyant combien la haute Meuse est en quelque sorte serrée, depuis sa source jusqu'à sa sortie de France, entre la Moselle et les affluents de la Seine, qui ne lui laisser^^ arriver, avant la Chiers, aucun cours d'eau sérieux. Un momeA^^ même, à Toul, la Moselle s'en approche jusqu'à la toucher presqu»-^ et, du côté opposé, 18 kilomètres seulement séparent la Meuse l'Aire, affluent de l'Aisne. Enfin, de Commercy au delà de Verdu le fleuve coule dans une vallée disporportionnée avec son délj^^^ actuel, et d'une pente si faible qu'il n'a dû s'en accommoder autr' ^' fois qu'à la faveur d'un volume d'eau plus considérable.

Il n'en faut pas davantaj^e pour faire comprendre que la Meus^ doit otro un cours d'eau appauirri par la perte d'un certain nomb*:^ ^^ de ses tributaires. Déjà nous avons montré ^ comment la Mosel ^'^ lui avait été enlevée entre Pajrny et Toul. M. Davis a fait vo -^^^^^ aussi que l'Aire^ était autrefois tributaire delà Meuse, avec laquel J^^ elle se relie topofrraphiquement, d'une fa(;on très nette, par '^

sillon rectiligne où coulent, d'une part l'Agron et le Briquena^ ■>' affluents de l'Aire et représentant la partie de son cours devenu--^^*' obséquente\ d'autre part la rivière de la Bar, tout à fait rema — ^ï"' quable par l'insignifiance actuelle de son débit, comparée à '^

lar|?eur de sa vallée, et aux sinuosités de son cours indécis.

L'infériorité dont la Meuse a fait preuve, dans sa lutte coiit J'*^ les cours d'eau v(usins, ticMit à ce (jue son lit, pendant longtenij^ P*^ assis sur les argiles du jurassique inoyi^n, n'a pas [)U s'approfondS^ •*'•

Page 1