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Taunus bute au sud contre une dépression qui lui donne Tappa-

r"^nce d'une vraie chaîne, le Hunsrûck He se détache pas de la

ême façon, servant d'appui comme il fait au bassin houiller du

^alatinat et aux hauteurs triasiques de la Hardi, prélude des

osges.

Au nord de la Lahn, dans le Westei^ivald, la superposition aux

s et schistes dévoniens d*un g-rand nombre de cimes basalti-

cyues, lambeaux do coulées autrefois plus étendues, altère sensi-

i>Ioment Tuniformité du plateau, que les vallées débouchant au

f^Of d entament beaucoup de ce côté.

X>épreB8ion hessoise. — A Test du massif rhénan s'étend, marï^-i^^î par le Weser et la Fulda, la dépression hessoise, très impor- ^^^MTAte en ce qu'elle prolonfre exactement le sillon que suit le Rhin *'^!^ Bàle à Mayence, entre les Vosges et laHardt, d'un côté, TOden- ^^"^^Id et le Spessart, de l'autre. C'est par cette dépression qu'aux ^^ï'irips oligocènes, la mer, arrivant du nord, a pu envahir la fosse * *s*€i.cienne, qui venait de se creuser définitivement, et rejoindre à '^^^1^ les eaux marines du midi, pendant que, du côté des Pays- ^ 5^s , la même mer s'avançait jusqu'à Bonn.

Af ais en même temps qu'avait lieu cette invasion, l'activité vol- ^^ï^îque commençait à se faire jour. Bientôt un seuil se dressait, ^^-^ï* la Wettéravie, entre la mer septentrionale, reléguée au nord du sif schisteux, et le bassin déprimé de la Hesse et du Rhin, luime privé de communication avec les eaux alpines de la mol- '^^se. Dans les estuaires de la mer du Nord il se faisait des accu- ^^^ dilations de lignites, par transport de débris végétaux venant du *^->^cl . En même temps les éruptions volcaniques se mettaient à bou- *^^erser la topographie, édifiant en pleine dépression hessoise les *^*^ portants massifs du Vogelsberg et du lihOn, devenus des centres **^ clivergence des cours d'eau, et, dans le golfe de Bonn, le groupe ^^s Sept Montaffnes,

I>es mouvements du sol accompagnaient ces émissions et fai- *^ient naître, au milieu du massif rhénan en voie de surrection, **^ petits bassins d'effondrement, comme ceux de Neuwied, de *^îrnburg, de Bonn, de Munster; alors l'érosion commençait à ^^la.yer les sables et ai^iles tertiaires, les tufs et les cendres, ne 'hissant subsister que des culots basaltiques, épars çà et là.

I-â'indécision qui est résultée de tous ces mouvements se traduit, ^'^tre autres faits, dans la topographie confuse de VOdenwald ei **'-* Spessart j territoires de grès rouges, et surtout dans cette circonstance que le Neckar, guidé par quelque cassure, est venu

couper rOdenwald à deux pas du chemin, beaucoup plus facile, que lui ouvrait vers le Rhin la dépression du Kraichgau.

Au cours de ces modifications, quand le large Bassin de Mayence a dû chercher au nord un écoulement que, dans le principe, il trouvait vraisemblablement au sud, le massif rhénan, alors moins haut, lui a offert une issue. Le chemin une fois dessiné, la surrection ultérieure du bloc schisteux, jointe à l'affaissement de la vallée rhénane en amont, n'a eu d'autre résultat que d'obliger le Rhin à descendre peu à peu, en creusant la gorge profonde de Bingen à Coblence, pour aller rejoindre l'ancien golfe de Bonn *.

La dépression hessoise de l'époque tertiaire avait été précédée, longtemps auparavant, par une large extension des mers du trias, dont les dépôts forment le fond de la contrée. Le grès bigarré, que l'érosion a atteint sur les bords, donne aux collines de la Hesse leur caractère, qui est celui de croupes plates, doucement ondulées, avec de larges vallées dans les intervalles.

En somme, il y a dans le pays deux anciennes surfaces de pénéplaines : l'une, antérieure à l'irruption des eaux tertiaires, l'autre, de date miocène, et qui est encore reconnaissable là où les épanchements basaltiques l'ont préservée '.

Thuringe. — A l'époque où la mer avait envahi les golfes de Bonn et de Cassel, un autre estuaire s'était formé qui, par la vallée de la Saale, avait réussi à pénétrer assez profondément dans la Thuringe, Les dépôts oligocènes y ont recouvert un territoire dont le fond était formé de couches triasiques. Dispersés ensuite par l'érosion, ils ont laissé, en beaucoup de points, apparaître le soussol, qui montre tantôt les surfaces nues du muschelkalk, tantôt les ondulations douces des marnes du trias supérieur. Sur les bords, la région plate s'appuie contre la Forêt de Thuringe.

Ce district est une sorte de muraille de 100 kilomètres de longueur, élevée de 400 à 500 mètres au-dessus de la dépression thuringienne, et découpée par des vallées profondes, qui lui donnent l'aspect d'une chaîne et non celui d'un plateau. C'est un petit pays alpestre, auquel ses superbes bois et la variété de ses formes prêtent un charme particulier. Cette variété tient au mélange de porphyres, de grès rouges, de tufs et de bancs de conglomérats, qui détermine la physionomie changeante des vallées, tantôt élargies et tantôt resserrées '. Les assises triasiques s'appuient contre

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