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Th. Fischer, op. cit

MASSIFS ALLEBIANDS 423

dreinent qu'il limite est manifeste, et les roches éruptives du dernier cap en attestent encore la réalité. Le second arc va de Gâta au cap Palos, où apparaît encore un pointement volcanique, et le troisième se poursuit de Palos à la pointe de Nao. Enfin le dernier, de beaucoup le plus considérable, s'étend devant le bord oriental de la Meseta et la Catalogne jusqu'aux Pyrénées, et devant lui se dresse au large l'îlot volcanique de Golumbretes.

Si, de la forme de ces arcs, et des manifestations éruptives qui les accompagnent, on rapproche le rapide approfondissement de la mer au-devant de chacun d'eux, tel que les cartes hydrographiques le mettent en évidence, il paraîtra légitime de les considérer comme les bords d'autant de cirques d'effondrement, aux contours adoucis par les apports des fleuves. L'ensemble se coordonnerait à une grande ligne de fractures récentes, jalonnée par les éruptions de Gâta, de Palos, de Golumbretes, d'Olot et d'iVgde.

Aperça général. — La bande des anciens massifs prend une netteté particulière en Allemagne, entre l'Ardenne et le Plateau russe. Là, elle correspond nettement aux parties de la vieille chaîne carboniférienne qui, après leur aplanissement, avaient réussi à subsister à l'état d'îles au milieu des mers secondaires. Le massif rhénan, la Bohême et le Hartz représentent ces îles. Autour d'elles, les mers avaient peu à peu rempli les intervalles de leurs dépôts, de façon à constituer, après les temps crétacés, un territoire continu en avant du futur sillon préalpin.

Vers la fin de l'époque éocène, lorsque se dressaient les Pyrénées, ce territoire subit une poussée, qui le plissa dans une direction très voisine de celle de cette chaîne. Vers le même temps, lors de l'oligocène, des brèches s'y ouvrirent, permettant l'arrivée .des eaux marines qui venaient du nord. Plus tard enfin, des mouvements compliqués du sol fermèrent ces brèches. Mais leur formation avait été accompagnée d'affaissements, accentués par le développement de l'activité volcanique. G'est la superposition de ces éléments si divers, relief primitif, soulèvements tertiaires, affaissements locaux, cpanchements éruptifs, qui donne à cette bande sa physionomie essentiellement variable.

L'ordonnance générale des massifs et des dépressions intermé-

diaires est très simple. L'ensemble des plateaux schisteux rhénans forme un grand territoire, allongé du sud-ouest au nord-est, et à la rencontre duquel marchent dans la direction opposée, c'est-à-dire du sud-est au nord-ouest, la forêt de Franconie et la forêt de Thuringe. Ces territoires, qui prolongent exactement le bord du massif bohémien, sont flanqués extérieurement par le Mansfeld et le Hartz. Dans l'angle compris entre les deux grands remparts rhénan et thuringien se trouve la dépression hessoise, reliée à celle du Rhin. De même, entre le Hartz et la forêt de Thuringe s'ouvre au nord-ouest la dépression thuringienne.

Par lo Fichtelgebirge, le rempart franconien se soude à la Bohême, losange de hautes murailles avec un bassin dans Tintérieur. Ce losange dessine au nord un angle symétrique de celui de la Hesse, et à travers lequel les eaux du bassin trouvent leur écoulement. Il est à remarquer que, dans la zone et sur son pourtour, les plissements tertiaires suivent presque tous la direction nord-ouest', tandis que les dislocations qui ont créé les bassin^ intérieurs vont à peu près du nord au sud.

Massif rhénan. — Le massif schisteux rhénan se soude à YArdenne, dont nous avons déjà parlé, ainsi qu'à YEifel^ où les manifestations volcaniques de date très récente n'ont modifié la topographie que dans une minime proportion, par la formation de cratères et de lacs d'explosion.

Le massif schisteux lui-même est un énorme bloc de sédiments, d'àgo surtout tlévonien, fortement plissés suivant la direction esVnord-est, et dont la surface est une pénéplaine modifiée p^^^ diverses influences.

Son altitude varie de 400 à 800 mètres, et est en moyenne ^^ 500. Le relèvement récent qui l'a déterminée a entraîné l'app ^^' fondissement des vallées sinueuses qui le sillonnaient dans \c^^^^ gine; aussi, la rudesse du climat aidant, ce plateau soulevé faE— -^ l'efTet d'un massif montagneux. C'est surtout dans sa partie int-:::^^ dionale, celle qui comprend le Huiisrûck d'un coté, le Tannus l'autre, que cette allure montueusc est le mieux caractéris- -* parce que la grande dilTérence de dureté des roches a fait ap( raître des rides saillantes de quartzites, alignées suivant C( direction générale que mettent également bien en évidence les Ions de la Moselle et de la Lahn ^ Seulement, tandis que

1. Les géographes allemands rappellent direction /iercvniewwe, parce qu'elle celle du Hartz.

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