‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 145 sur 216 · Voir Siiess, Anllitz, 1, p. 25 i · texte numérisé non relu

Voir Siiess, Anllitz, 1, p. 25 i

dentale, entre ces collines et le nord du massif rhénan, s'intercale comme un coin la g'rande dépression de Munster ou de la Westphalie, résultat (Pun affaissement d'énorme amplitude, de plus de mille mètres. La craie, non recouverte par le tertiaire, y est descendue plus bas que les bassins voisins, où les dépôts tertiaires subsistent encore, et il y a des raisons de croire que cette dislocation, de date très tardive, n'avait pas dit son dernier mot à Tépoque pleistocèno*.

La dépression de la Westphalie, qui se prolonge en Hollande et en Belgique par le Limbonrg^ n'en fait que mieux valoir le soulèvement de la Forêt de Teutoboiirg^ où la craie horizontale bute contre le trias, parfois relevé jusqu'à la verticale, et va même jusqu'à plonger par-dessous. Mais ce qui est surtout sensible, parce que l'allure tourmentée des couches s'y voit du premier coup, c'est la dislocation par laquelle le Weser, après avoir quelque temps suivi la direction des collines subhercyniennes, franchit brusquement le Wiehen-Gebirge par la cluse appelée Porta Westphalica, Cette cluse, sur les parois de laquelle on voit si bien les calcaires jurassiques plonger vers la plaine, paraît rentrer dans la catégorie des anciennes vallées transversales ', qui ont réussi à se maintenir à travers un pli en voie de formation. Un exhaussement de 45 mètres, qui surviendrait tout d'un coup dans ce seuil, suffirait pour obliger le Weser à se jeter dans l'Ems par la Ilaase, qui suit le mômo sillon que ses aftluents, la Werre d'abord, l'Else ensuite.

Une cluse semblable, mais aujourd'hui abandonnée parles eaux, existe à Biolefebl dans la forôt de Teutobourg. Ce serait un ancien lit fluvial, (b'daissé lors de l'affaissement du bassin de Munster, qui a produit un appel vers le sud.

Le nombre des terrains qui, relevés contre le llartz, affleurent dans les collines subbercyniennes, est très considérable, et la classique [)lainc d'Ocker, près de Goslar, y montre à nu, sur quelques centaines de mètres, les tranches d'une série presque verticale, qui commence au trias pour finir à la craie. Aussi comprend-on que l'érosion, mettant en saillie les assises résistantes, ait introduit dans le paysage de ces collines une grande variété, encore accrue par le nombre considérable des fractures courant à travers les pli*- Parmi les plus extérieures des collines ainsi isolées, il faut citer la bande de grès crétacé du Z>^v".s7er, qui domine la plaine de Hanovre.

Il convient d'ajouter (|ue toute la zone subhercynienne porte les

Page 1