‹ Lec̦ons de géographie physiqueChapitre 181 sur 216 · X. C'<»1 U foBtn mat)na .!♦• M. E*lm- Nan · texte numérisé non relu

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Leur relief ne serait aujourd'hui ressuscité que par érosion, en raison des différences de dureté des roches, et par fractures.

Indochine. — Une chaîne de montagnes, détachée de l'Himalaya près de la cluse du Brahmapoutra, définit le contour occidental de V Indochine; c'est la chaîne des monts d'Arrakanj qui vient finir au cap Négraïs, mais dont la direction reparaît de la façon la plus nette, dans les îles Andaman et Nicobar, où la courbe devient convexe et se raccorde avec le littoral rectiligne de Sumatra. Les volcans de boue échelonnés sur le rivage d'Arrakan, les changements de niveau dont l'île de Tchedouba porte la trace, et qui ont accompagné l'un de ces tremblements de terre si fréquents en Birmanie, les sources de pétrole et les anciens volcans de la contrée, situés aussi bien dans le continent que sur les îles, montrent qu'un écroulement récent a déterminé le contour oriental de l'océan Indien. C'est le régime des côtes asiatiques de l'est qui commence ici, pour se poursuivre sans interruption du golfe du Bengale au détroit de Bering.

Le trait dominant de la péninsule indochinoise est l'allongement régulier, vers le sud-est, des chaînes de montagnes qui la parcourent, divei^eant toutes du nœud commun où les chaînes tibétaines sont venues heurter l'ancien massif chinois. De cette manière, la péninsule est partagée en vallées longitudinales progressivement élargies, qui communiquent difficilement les unes avec les autres, et dont la moins resserrée est celle du Mékong. Ce fleuve envoie à la mer une énorme masse d'eau, évaluée à 1400 milliards de mètres cubes par an, et édifie par les matières transportées un delta qui n'est dépassé en ampleur que par celui du Gange.

Arc malais. — La plus longue des chaînes de l'Indochine est celle qui forme l'axe de la presqu'île de Malacca. Avec l'en^ semble des monts d'Arrakan, des Nicobar et de Sumatra, elle définit ce que M. Suess a appelé Y arc malais, c'est-à-dire la déviation méridionale du bourrelet indien, décrivant une courbe convexe vers le sud pour embrasser les îles de la Malaisie, avant de se recourber en sens inverse près de la côte australienne comme dans la Nouvelle-Zélande.

En effet, les petites îles de la Sonde et les montagnes de la A'^omvelle-Guinée, de la Nouvelle-Calédonie, et de la Nouvelle-Zélande, dessinent un ensemble de rides qui, faisant face aux profondeurs du Pacifique, ont dû s'accumuler contre le bord d'obstacles résistants. De ces obstacles, l'un est resté bien visible; c'est ce continent australien, si semblable à l'Afrique par la nature du terrain,

le peu de valeur du relief, Fabondance des dépressions sans écoulement.

Dislocations de la Malaisie. — Le reste a dû s'eflbndrer, donnant naissance à Vocéan Indien, et voilà sans doute pourquoi les deux îles de Sumatra et de Java, au bord si exactement rectiligne, ff^ont jalonnées par des volcans actifs, aussi nombreux que consicJérables, pendant qu'en avant de la cassure dessinée par leurs M:*iva^es, la sonde accuse de suite une chute extraordinairement JK*apide du fond jusqu'à plus de 4000 mètres.

La dislocation s'est fait sentir bien loin en arrière, sur le g'roupe ;s grandes îles et celui des Moluques, où justement l'arc malais ^st rejoint par une autre cordillère en partie submergée, celle qui, prolongeant les montagnes du Japon, se relie par les îles Lioujou et les Philippines au groupe de la Sonde. De cette rencontre lérive sans doute le morcellement si bien accusé par les formes Philippines, et surtout par l'île de Célèbes, dont les profondes echancnires offrent le type le plus achevé de la structure chira- ^^ratique \ Les mers intérieures de Célèbes et de Banda, avec Leurs fosses fermées, de plus de 5000 mètres de profondeur, montrent quelle a été l'amplitude de ces dislocations, limitées au bord ^Je la Cordillère sous-marine. En effet l'île de Bornéo, dont le contour occidental est si différent de celui de Célèbes, se relie aux <€2Ôles de Malacca et de la Cochinchine, comme à Sumatra et à ««Java, par une plate-forme immei^ée, où nulle part il n'y a sensiblement plus de 100 mètres d'eau. Et ce n'est qu'à partir du cap ^ailaran d'un coté, de l'île Palaouane d'autre part , qu'on voit k'enir. dans la mer de Chine, des profondeurs notables, allant en ^^roissant jusqu'à Formose.

De la même façon, tandis que les volcans abondent sur le bord

^e la partie écroulée, c'est-à-dire sur les rives sud de Sumatra, de

^ava, de Sumbava, de Florès, comme entre Timor et les Molu-

^ues, enfin dans ces îles et dans les Philippines, ils sont absents

sur tout le pourtour méridional de la mer de Chine. Cette partie

semble dénoncer princi|»alement l'érosion marine, agissant sur un

territoire où dominent à l'ouest les sédiments primaires et le ter-

:arain archéen. On peut donc admettre qu'avant sa dislocation, la

végion formait avec la Chine un ensemble résistant, d'ancienne

^consolidation, lequel aurait obligé les [dissements modernes à faire

le tour du massif, d'un coté par l'arc de la Sonde, de l'autre par

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