Dos Endziel der Erosion
En revanche, la pente est considérable à Torigine, où elle approche de la verticale. Mais là, elle ne peut se raccorder avec le profil transversal plus adouci des versants que moyennant la formation d'une sorte d'entonnoir. Cet entonnoir, par la convergence de ses pentes, facilite la concentration des eaux de pluie, qui s'y rendent d'ailleurs avec une grande vitesse à cause de l'inclinaison des rigoles. Aussi l'entonnoir est-il le siège d'un ravinement très énergique sous l'influence d'eaux encore mal réglées, et qui méritent le nom (ïeaux sauvages. La réunion de ces eaux engendre un torrentj dont la puissance mécanique, en temps de pluie, peut être à peu près sans limites, attendu que le torrent concentre en un seul flot, de pente rapide, toute l'eau tombée sur la superficie entière de l'entonnoir.
C'est là que s'accomplit le principal travail de creusement, destiné à se déplacer peu à peu vers l'amont. Les matériaux qui en résultent forment, au débouché du couloir torrentiel, un cône de déjection^ qui encombre plus ou moins le lit du cours d'eau plus important auquel le couloir vient aboutir.
Affluents. — Pendant qu'un cours d'eau s'établit en conformité de la pente principale du terrain, des affluents ne peuvent manquer de lui venir de ses versants. S'il n'existe pas, dans la structure propre du terrain, quelque particularité qui impose une direction spéciale à ces ravinements secondaires (et dans le cas du terrain homogène et meuble que nous avons admis, cette influence directrice ne saurait exister), il y a toutes chances pour que les rigoles résultantes suivent les lignes de plus grande pente, perpendiculaires aux horizontales du versant, et, par suite, tombent à peu près à angle droit sur le cours d'eau. Cette conséquence se vérifie par l'observation, comme l'ont bien établi MM. de la Noë et de Margerie *, et ainsi on peut dire qu'un réseau hydrographique initial comporte deux directions principales à angle droit, dont la première, la plus importante, est déterminée parla pente générale du terrain.
Or ce que fait le cours d'eau principal, chacun des affluents laccomplit de son coté, prenant pour niveau de base l'altitude de son embouchure. Si, dans son état originel, la surface était accidentée par des dépressions sans issue, des lacs ont dû s'y établir d'abord, jusqu'à ce que leur niveau se fût élevé au point d'en permettre le débordement. Alors ils se seront vidés, et l'émissaire