Heim, Geologische Nachlese
INFLUENCES TECTONIQUES ACTIVES l^l
un», ciMiinx- t«'s lat'8 lU' Cnnsfancp, ih Brion-!, do Tlioui»', île (M'iif^w, le lac Majt'iir, <iri'ii|i<'iit iiiio valliV |iniiri{>ii)r, <jiic le riiiirs ilVaii initial n'a |ias nlinnilimnéo; (Vautres, roiiiiiK' ceux de Ziifr, lie Lwwent, île (Janle, mit vu leur vallée liélaisstV |)iir lu rivii^re i|iii Tavait creusée: une troisième catéfriirie compreml les lacs «|ui. cfimme relui des Qnatre-Cantims entre Itruiinen et Lurerne, ont pris naissance ]iar snife de la translation de la rivièri* dans une antre vallée. Knfin certains lacs sont maintenant arrosés par un antre cours d'eau rpie celui ijni avait creusé la
ciivelte. Ainsi lo lue de Zurich, autrefois creus»' imr la Sîld, est nnjonrd'liui traversé par la Liiitli, qui coulait jadis dans la vallée de la Glati '.
Quoi <|u'i! en soit, ces divers lacs répondent aux conditions ipii ont été énoncées plus luuit. Tous s'allonpreiit suivant des vallées, à la jonction entre la monta^rne proprement dite et sa liordure. t^lie?. tous, le prolil île la cuvette est Cfinftirine à ce qu'exifre la (ifrnre Ti. On en jufrera aisément pai' la ti^'ure "3, ipii reproduit, pour les profondeurs com[U'ises entre 200 ef ^ÎOII métrés, lallur central liu lac de (Jenève, on se révèle si lii (K-nte remblayée d'amont avec l'aiiciemic
La tôte des lacs oll're jusleiiien
du bassin r-n le contraste de la ée «l'aval '.
■elfe bi'isure de pente qui
■ la renc<mtre de l'ancien tbahvejr affaissé avec I
i72 LEÇONS DE GÉOGRAPHIE PHYSIQUE
velles alluvions. Cette brisure a lieu, pour le Rhin à Thusis, pour la Tainina à Rairatz, pour la Linth à Tliierfeld, pour la Reuss à Amsteg, l'Aare à Meiringen *, le Tessin à Biasca, etc.
Le lac (le Zurich olTre môme une particularité encore plus décisive. Avec cranciennes terrasses lacustres immergées (fait qui lui est (Kailleurs commun avec le lac de Constance), il laisse voir sur ses versants, selon M. Heim et Aeppli, des terrasses en pleine roche^ ofTrant un plongement versi V amont de 3 à i p. 100.
C'est Lyell qui, le premier, a proposé Thypothèse d'un affaissement te<*tonique comme cause de la formation des lacs alpins. M. Heim a beaucoup développé cette conception, et a fixé l'amplitude de l'affaissement à 300 ou 400 niMres pour la zone septentrionale alpine, ta GOO mètres pour la zone méridionale. Quant à l'époque de ce mouvement, elle serait comprise, selon M. Aeppli, entre l'avant-dernière et la dernière des extensions glaciaires en Suisse.
Détails divers sur les lacs de bordure. — Si les lacs de bordure doivent leur origine à un tassement orogénique, il ne faut pas oublier que, pour plusieurs «l'entre eux, une partie de leur ampleur actuelle tient à ce que, postérieurement à leur formation, un barrage glaciaire est venu se dresser à leur extrémité d'aval. Cet effet a suffi pour relever de iO métn^s le niveau du lac de Constance, et de lîîO mètres celui du lac de Garde '.
D'un autre coté, si profonds que soient beaucoup de ces lacs (Zurich, 143 mètres; Constance, 252 mètres; Léman, 309 mètres; lac de Garde, 3H mètres, etc.), leur destinée finale est d'être comblés, et même assez rapidement, par les alluvions qui leur arrivent en amont.
Pour plusieurs d'entre eux, ce travail de comblement a déjà fait de grands progrès. Ainsi le lac de Genève s'étendait autrefois jusqu'à Saint-Maurice, faisant suite à un autre lac aujourd'hui disparu, dont la pointe d'amont atteignait Brig. Rien que depuis l'époque romaine, le delta du Rhône a progressé de deux kilo^ mètres. Le lac de Zurich atteignait Dietikon et se reliait par le lac de Wallenstadt avec un immense lac rhénan, dont celui de Constance n'est que la terminaison, et qui remontait au delà de Coire *. Dans le lac actuel de Constance, il arrive chaque année 4 millions
i. La pente de rAare, de Meiringen à Brienz, n'est plus que de 3,2 pour 1000, et elle s'abaisse & 1 pour 1000 entre le lac de Brienz et celui de Thoune.