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Heim, loc. n

INFLUENCES TECTONIQUES ACTIVES 173

(le mètres ciihos «lo matériaux solides, ce (|ui, d'après M. Zeppelin *, en amènerait le comhlemeiit en 12 500 ans.

Les laes de Brienz et de Thoune représentent, par leur réunion, un ancien lac de hordure uni(|ue, divisé en deux par la lanfrue de terre (dite Bodeli) qu'ont engendrée, en marchant à la rencontre Tun de l'autre, les deltas de la Lulschine et du Lombach. Le premier de ces lacs, plus haut de 6 m. 20 que le second, a une profondeur moyenne de 176 mètres (le maximum est de 261 mètres), tandis (jue dans le second la moyenne de la profondeur n'est (|ue de 135 mètres, le maximum étant de 217. Les volumes sont évalués, pour le lac <le Brienz à 2 kilomètres cubes, 15 centièmes, pour le second à 2 kil. c, 65 *. Rien que les cailloux charriés par la Kander combleraient le lac de Thoune en moins de 6000 ans.

C'est donc seulement dans les montagnes de récente formation qu'on peut rencontrer des lacs de ce genre. On comprend ainsi qu'ils soient aujourd'hui absents des Pyrénées, où d'ailleurs on en retrouve des traces, près de Montréjeau, sous les anciennes

moraines '.

Remarques générales sur Tallure des phénomènes tectoniques. — Une remarque s'impose à nous avant de clore cet ordre de considérations. Jusqu'ici nous avons paru admettre, tantôt qu'un territoire, fraîchement découvert, était tout d'un coup exposé aux effets de l'érosion; tantôt cpie ces eflets venaient s'appliquer à une région dont un phénomène orogénique avait préalablement déterminé toute la structure, tantôt enfin qu'une nouvelle dislocation, survenue en un moment, entraînait le remaniement d'un réseau hydrographique déjà constitué.

Or les choses sont loin de se passer, dans la nature, avec cette simplicité. Qu'il s'agisse d'émersions ou de dislocations, ce ne sont pas <les catastrophes qui ont dû se produire, avec changement instantané des conditions de pente et de relief. Tout donne à penser que, pour s'être accomplis, comme il convient à des ruptures d'équilibre, avec une rapidité relative, eu égard à la longueur des périodes géologiques, ces phénomènes on! toujours embrassé une certaine durée. C'est ainsi ipie la surrection des montagnes apparaît de plus en plus aux géologues comme une œuvre de longue haleine, (|ui a comporté bien des essais préalables, et où les détails du dessin tectonique ont plus d'une fois varié.

1. Verhandl. des iO^"" deutsch. Geographentags, Berlin, 1893.

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