I. Morphologie, I, p
lies causes de Jésaf^régalion les plus puissantes pour les roches. En s'introduisant dans les joints, et en s'y congelant, l'eau iigit comme un coin cl débite les terrains les {dus diii's en Idocs qui forment, au pied et môme dès la cime de certains escarpements, des amas gigantesques (tig. 88), Ces chaos <!<• rochers, eu équilibre parfois si instable que le puîds d'un homme les mot en mouvement, sont caractéristiques de toutes les hautes régions. L'aspect parliculii'^rement déchiqueté des uîguJUes al|iines tient à l'écroulement ]»ro-
(Photographio île M. J. Yallol).
gressîf des rochers, déjà divisés eu bancs par l'énergique lamini^!;e que le soulèvement de la chaîne leur avait fait subir.
Cette action s'exerce sur Joutes les hautes cimes, où la chaleur «]ue communique au\ roches une énergique insolation contraste avec le froid intense des nuits, Kn général, les amoncellements ainsi produits ont une limite inférieure, qui est celle où les neiges et les eaux courantes commencent à pouvoir s'emparer des fragments débités. Mais <|uand ces agents font défaut, comme sur les hauts plateaux du Tibet, les blocs demeurent en place, s'accumutant en quantité croissante, si bien que les montagnes finissent, comme nous l'avons déjà dit ', par être comme ensevelies sous leurs propres débris.