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I. Dinse, op. cil

368 LEÇONS DE (iEOGEAPHIE PHYSIQUE

cmres, en nn'^me temps (|u"ellr a ilrt causer en partie leur submersion, par l'abaissemeiil inilifré à la contrée (peut-être à cause de la contraction du territoire refroidi par la glace, et insuffisamment rét'haull'é depuis sa disparition).

n'apn"'s cola, c'est la mer elle-nu^me ijui parait avoir le moins de part à la Formation de cette structure, qu'elle se contente d'accuser en envahissant les rreux produits.

Quand dos causes analogues à celles qui produisaient les vrais fjords ont agi sur des nvag<'S peu élevés, quoique appartenant toujours à d'anciens plateaux, la forme des échancnires m modifie. Les fjUrd de Su^de, golfes fermes à éléments non paralliylcs, i;l les achâivn de Finlande, qui se résolvent en un enchevêti-ement complet de baies, de falaises et d'iles, peuvent Atre considérés comme répondant à ce cas particulier.

On vient de voir que les fjords proprement dils trahissent par leur allure des dislocations qui U-iidaienl à morceler un territoire do grande altitude. Si ce morcellement s'est exercé sur un« plus vaste échelle, mais dans des pays pourvus d'un moindre relief, on obtient les archi)K!ls extrêmement découpés des terres circumpolaires, avec leurs délroits ou siinds (soiinds), larges de iO à ÏÏO kilomètres et [inifunds de ;)60 mètres au plus. Ici comme en Scandinavie, l'effort de dislocation a porté sur des districts de terrains très ancieiiiH^metit consolidés, qui ne paraissent pluft aujourd'hui susceptibles de plissement.

Rivages du type dalmate. — L'effet sera tout différent 's'il s'agit d'une région d'abord régulièrement plissée, puis disloquée

par dos fractures parallèles à la direction des plis, et, par surcroît, formée de calcaires compacts de grande épaisseur. Ce cas est celui

*le la côte orientale »le rA<lriatii|iir, oii Ii> inoircUemont lies Alpos iDinarîques a fait naître un type parliriilii<r ilc n'jtes drcoupôos, v|u'onajusteinentqualiliv do /(//»■ (/n/ma/c. La mer y in-nèlrc [iniforidémeiil, soit dans les synclinaux, snit dans les rassures, i-n donnant Xiaissance à des ;rolfes tri's élmits l'I eruaissi's (fifr. Hlil), mais «ju'on aurait f:raud lorl de (pialtlier i]e fjords; rar ils ne ser-

pentent ]>as â de frraiides distauies nn inilieu du ninssif, s'él;u>'issent assez proffressivenienl di' l'ainniil à Taval, el oflW'iil dans la tlisiribution des profondeurs nnr n'-i^iiiarité ipi'ou ne trouve jamais «lans les fjords. l>'aiirieiiii<-s •loliiies. reiironlrées par les cassures, jteuvent provoipH-r di-s êlari;iss(;nienls des fiidfes. et si le Héhouehé marin df rt-s i-nvilt'-s 'l'cIToiidreinetil vient à être obstrué par des alluvinos. cil.-. >c tnui>foriiieront en lacs sali'-s. Ce sont, au moins pour parlii-, \i'> iplikO'it sem de M. H. t^redner, au nombre ilesqu*-l.s on .].,it rariL-er le lac lie Scntari d'Albanie. Les cassures le b.n}.' di'S([iielb's *!■ s.irit faits les ;:Iissi'inerils «le [WKjuets disliHpié^ m- n'-M'bnl >|iicl(|ii.-f.iis de la iiiauii're la

plus nette par de hautes falaises, comme celle de FOmbla près de Raguse (fig. 110). Un escarpement vertical d'environ 200 mètres y forme un premier gradin, précédant une falaise intérieure d'égale hauteur. Du pied du premier s'échappe une source puissante, qui se déverse directement dans la mer.

Remarquons seulement, avec M. de Richthofen *, que la netteté des découpures de la côte dalmate tient surtout à ce que la mer qui les baigne, dépourvue de marées, n'exerce qu'un très faible effort d'érosion. Sur les rivages de l'océan Atlantique, de telles structures apparaîtraient avec beaucoup moins de netteté.

Côtes d'effondrement. — Dans les échancrures de la côte dalmate, les dislocations qui ont déterminé le modelé du rivage étaient concordantes avec l'allure préalable du terrain. Mais cette concor-. dance fait le plus souvent défaut, et alors apparaissent d'autres types de côtes, dont la Méditerranée nous offre de bons exemples. Cette mer, dans sa forme actuelle, résulte d'une série d'effondrements, qui ont fait tomber au-dessous du niveau de la mer des compartiments plus ou moins étendus de la terre ferme. Bien des fois la rupture s'est produite suivant des fractures légèrement arquées, dont le côté interne s'est affaissé, tandis que le massif resté en place dessine le bord d'une cuvette submergée {kesselbruch des auteurs allemands). C'est ainsi que, de Gibraltar à l'extrémité de la Catalogne, la côte d'Espagne se compose de quatre arcs concaves successifs, à faible courbure, qui marquent la limite occidentale des cuves d'effondrement. La même chose a lieu de Naples à l'Etna par la Calabre, et ici, mieux encore que dans le cas précédent, tout le bord externe de la cassure est jalonné par des appareils volcaniques.

Quand ces phénomènes de cassure et d'effondrement atteignent leur plus haut degré de complication, sans doute parce qu'ils affectent <les terrains offrant eux-m(>mes une structure moins simple, les côtes s'accidentent de très longs promontoires, séparés par des golfes [>articulièrenient profonds. Ce sont les côtes à grands lobes ou gelappten kûsten de M. Penck *. Le Péloponèse, avec ses trois golfes de Nauplie, de Marathonisi et de Coron; Ja péninsule Chalcidique, qui étend dans la mer Egée comme une main à trois doigts, dont l'un porte le mont Alhos ; enfin l'île de Célèbes, avec son curieux aspect de roue sans jante, à quatre

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