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Morphologie, II, p

rayons proéminents et contournés, offrent les [>lus remarquables exemples de cette structure.

Les ffolfes, d'ordinaire plus longs que larges, ont jusqu'à 2000 mètres de profondeur et en moyenne on y mesure plus de 500 mètres d'eau. Parfois ils aboutissent, à plusieurs ensemble, sur un même petit bras de mer, qui sépare les promontoires d'une île située en avant. Tels sont les nadas du Japon, ce pays où les cassures qui ont déterminé le morcellement de Tarchipel sont si nettes et si bien marquées par des volcans actifs.

Du reste, partout où régnent ces structures, si caractéristiques de dislocations violentes et récentes, la fréquence des tremblements de terre démontre à quel point Féquilibre de ces parties de Técorce est encore incertain.

Question des plaines d'abrasion marine. — Lorsqu'un rivage taillé en falaise subit un déplacement positif, la formation de la falaise doit être entravée; car la mer pénètre dans les vallées, et c'est une côte découpée, à la fagon des rias ou des fjords, qui se substitue à la côte primitive. Si au contraire le mouvement est négatif, la plate-forme littorale émerge et devient une protection pour la côte située en arrière, à cause de la diminution qu'elle inflige à la puissance des vagues. Il suit de là que, en dehors des cas où le déplacement du niveau de base se ferait juste avec la même vitesse que l'attaque du rivage, une côte en falaise continue n'a de chance d'exister que là où la terre ferme et la mer gardent la même situation relative *.

Cette considération enlève beaucoup de probabilité à la formalion des plaines (Tabrasion ou de dénudalion marinCy admises ])ar divers auteurs, surtout en Angleterre. Dans cette h)'j)othèse, on considère une falaise qui recule sans cesse, par suite d'une submersion progressive du terrain, tandis que la [)late-forme littorale fait des progrès continuels, de sorte qu'à la longue elle se transformerait en une grande plaine sous-marine. Beaucoup de géologues ont cherché à expliquer de cette manière l'aplanissement, d'ailleurs incontestable, de certains pays, tels que l'Ardenne, le Plateau Central (avant l'établissement des volcans) et les plaines crayeuses du nord de la France ou du sud de l'Angleterre.

Il est très possible que les choses se soient passées de cette façon dans quelques cas particuliers. Ainsi M. Barrois a signalé, sur la côte des Asturies, l'existence, entre la mer et la montagne,

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