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Morpholo(/ie, II

L'ensemble des côtes à grands lobes forme, selon le même luteur, 52 000 kilomètres ou 20 p. 100 du contour des continents. De ces 20 p. 100, 13 appartiennent au type des sunds et 7 à celui des grands golfes.

Enfin M. Penck évalue à 11 000 kilomètres le développement des côtes plates à la surface du globe. Cela fait près de 30 p. 100 de Fétendue des rivages terrestres. A part le cas des tempêtes, qui parfois entament et ravinent le cordon littoral, sur presque toute cette étendue Tœuvre de Férosion marine est inférieure en activité à celle des phénomènes de dépôt. De plus, la constitution du cordon littoral détermine un abri, facilitant le colmatage par les fleuves des lagunes qui ont pu subsister en arrière. Les côtes mixtes, qui ne sont ni complètement plates ni franchement escarpées (côtes indifférentes, ou ausgleichkûsten de M. de Richthofen) forment 35 000 kil., soit 33 p. 100 du total.

En résumé, les rivages qui doivent à peu près exclusivement leur forme à Térosion marine ne représentent pas beaucoup plus du dixième de la longueur des côtes, tandis qu'il y en a de cinq à six fois autant où se trahissent surtout Tinfluence des dislocations et celle des changements positifs du niveau de base.

Importance de rérosion marine. — M. Marchai ^ a évalué à 6 424 000 mètres cubes la quantité de matériaux que Férosion inarine fait perdre chaque année aux 338 kilomètres de côtes qui s'étendent de Testuaire de la Somme à celui de la Vire, ce qui donnerait à peu près 16 mètres cubes par mètre courant. Les 250 kilonètres de la côte hollandaise, entre Gadzant et Ameland, auraient erdu 1500 kilomètres carrés dans les temps historiques *, d*où ^sulte une proportion de 2 à 3 mètres carrés par mètre courant. En revanche, la côte septentrionale de l'Algérie, malgré la olcnce des vagues, n'aurait perdu qu'une bande de 10 mètres en i siècles, soit 8 millimètres par an.

E3n résumé, si l'on tient compte de l'énorme étendue des côtes at€s, où la mer apporte plus qu'elle n'enlève, il paraîtra certai- MTient exagéré d'appliquer à l'étendue totale des rivages terres- -s un taux annuel d'érosion égal au quart de celui qui prévaut *^ï* les rivages de la Manche, soit 4 mètres cubes par mètre ^^^nt. Il en résulterait une perte totale de un kilomètre cube, ®*^à.-dire à peu près quinze ou vingt fois moins que le résultat ^ érosion par les eaux pluviales.

^^n. iles ponts et chaussées (3), VII, 1863, p. 167.

rlog Heys van Zonlcveen in Pcnck, Morpholoffie, II, p. i88.

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