Gralien Le Père, loc, cit.; tome II, page
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de la mer y a formés, ou bien de la nature même du sol. Une grande partie de l'emplacement du lac Maréotis est devenue aînsi une saline naturelle. En hiver tout cet espace est impraticable ; mais en été, avec des précautions, des hommes à pied peuvent traverser ces terrains marécageux.^** Digue naturelle (( Eutrc Ics lacs Maréotis et Madieh d'une part, et lelâc MTéo'ii. ^^ ^^^ ^^ l'autre, court, du sud-ouest au nord-est, de u mer. ^Qg chaînc coutinuc de rochers calcaires, espèce de digue naturelle, qui est le prolongement de la côte d'Afrique et qu'il ne faut pas confondre avec le sol d'alluvion qui forme les autres parties saillantes du rivage. Elle s'étend à 2 myriamètres au nord -est d'Alexandrie, jusqu'au port d'Aboutir, devant lequel est situé Tîlot qui termine cette chaîne. Sur cette presqu'île et vers son extrémité, où se trouvent aujourd'hui la tour arabe d'Aboukir et de vastes ruines égyptiennes en briques et en syénite, florissait la ville de Canope bien des siècles avant le temps d'Alexandre et même avant celui d'Homère. Assise sur les rochers les plus septentrionaux de l'Egypte, en face de la principale bQuche du Nil, à laquelle elle donnait son nom, et dominant sur un grand lac où s'arrêtaient les eaux du fleuve avant de se perdre dans la mer, Canope était donc, sous tous les rap ports , la limite la plus naturelle du pays que le Nil arrose, comme la plus invariable. ^^^ Nature Ccttc baudc de rochers calcaires qui forme le ri-
de cette digue, y^gg jg j^^ ^^çj, Jepuis la poiutc d' Aboutir jusqu'à
la tour des Arabes et au delà, est presque constam-