‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 102 sur 153 · Girard , loc, cit. , page · texte numérisé non relu

Girard , loc, cit. , page

Ce dessèchement provisoire , qui était un Teri' table malheur pour la Basse-Egypte, et surtout pour Alexandrie, ne résultait pas d'un comblement comr plet du lac. Son fond était encore inférieiu* au niveau de la mer , ainsi que nos ingénieurs l'ont constaté , et comme la prouvé d'ailleurs une des circonstances du siège que l'armée d'Orient, réduite à un petit nombre de vétérans, soutint en 1801 dans Alexandrie contre les Anglais et les Turcsw

L'ancien lac Maréotis et le lac el Màdieh ou d'Aboukir, dans lequel s'épanchait l'ancienne branche canopique du Nil, ne sont séparés l'un de l'autit que par une langue de terre fort étroite, sur laquelle est établie la partie inférieure du canal Rahmâoyeh L armée OU d'Alcxandric. Le 1 4 germinal an IX (4 avril 1 80^) , f."f Tenirerie. l'^^méc anglo-turquc coupa les digues du canal vert

eau» salée. Textrémité occidentale du lac Màdyeh, à une disen 1801. ^ ^ , f

tance de 7600 mètres de la porte de Rosette, ^toée à l'est de l'ancienne enceinte d'Alexandrie. Les eam de ce lac, aussi salées que celles de la mer, qui j communique par le Mâdyeh, coulèrent successivement par trois à quatre ouvertures, jusqu'à la fin do mois de prairial (i5 juin 1801), et mirent soixante^ six jours à remplir entièrement l'ancien bassin de Maréotis.

Son nireau . M. Graticu Lo Pcrc raconte que le 35 floréal an IX

'^dV'*» '"' (^^ °^^^ 1801) il fît un nivellement sur la coupure GratienLePère. jg \^ ^^jç^ j^j^j jjq^^ avous déjà parlé ct quî parait

avoir été un ancien canal de jonction de la rade d'Alexandrie au lac, à une distance de 3ooo toises (5847 niètres) au sud-ouest de la colonne. Le lit de cet ancien canal, dont le relief n'est que de 4 pieds

de hauteur moyenne au-dessus de la mer, ne de^ manderait, dit M. Le Père ^ qu'un travail peu considérable pour y rétablir l'ancienne communication des ports d'Aleicandrie avec ceux de Maréotis. A Fqpoque à laquelle M. Le Père fît cette opération, les eaux du lac avaient encore à s'élever de 3 pieds

11 pouces 5 lignes ( ij'^ay 8) Des sondes, qu'il

prolongea dans le lac sur la direction de cet ancien canal, donnèrent progressivement jusqu'à 8 pieds (a," 599) d'eau à 5oo toises (976 mètres) des rives; le aS du même mois on y trouva 1 1 pieds d'eau, à 700 et 800 toises (3,"'573, à i364 ^t i559 mètres), de sorte que, dans la pleine inondation, on doit y trouva: i5 à 16 pieds d'eau (4,'"872 à 5,°* 197)'. Aussitôt que le lac Maréotis fut à peu près rempli, la flotille anglo- turque y entra et y navigua librement : il est probable que les vaisseaux des anciens, qui ne tiraient pas beaucoup d'eau, y auraient navigué de même.

D^uis 1 80 1 les eaux sont restées plus ou moins son état complètement en possession du bassin du lac Maréotis : leur niveau monte et descend , suivant l'état de la crue du Nil. Toutefois, les anciennes digues ayant été plus ou moins complètement rétablies, et même multipliées, le lac Maréotis reçoit seulement aujourd'hui «les eaux d'infiltration, celles provenant des pluies et le trop plein du Nil; amené par le canal au moment de la crue; févaporation en enlève une grande partie, et il reste au fond une coucbe de sel de plusieurs pouces d'épaisseur, résultant des dépots salins que la présence des eaux

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