‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 107 sur 153 · J. Rnsseggci'; loc» cit., tome I.", p»ge · texte numérisé non relu

J. Rnsseggci'; loc» cit., tome I.", p»ge

44o BOUCHES

observateur, Fun des officiers les plus instruits des troupes indiennes de la Compagnie anglaise des Indes orientales, élablit une distinction entre les calcaires analogues à ceux du désert de Libye, sur lesquels est bâtie l'ancienne Alexandrie, et les calcaires modernes qui concourent avec les sables à la composition du sol de la ville moderne ^ M. d'Orbigny , en examinant au microscope les vases sablonneuses qui s'accumulent dans le port d'Alexandrie, les a trouvées composées en grande partie de petits foraminifères; observation qui vient à l'appui de l'idée de M. Newbold.

Il est certain en tout cas , que si cette cote est constamment rongée par la mer, l'action des flots et celle des vents tend aussi à l'accroître en aocumulaDt des sables dans les endroits abrités. La petite presqu'île du Marabou , au sud-ouest d'Alexandrie, ^it dans l'origine le seul promontoire qu'elle présentât: elle en offre aujourd'hui un second, formé parla liaison qui s'est établie entre la terre ferme et l'an* cienne île de Pharos.

Ile de Pbwo.. Le massif de cette île s'élève sur une ligne de rochers sous- marins qui règne parallèlement au rivage et à 3ooo mètres de distance. Son sol aride et salin n'offre, comme la côte voisine, qu'une roche calcaire, dont la couleur blanchâtre, que le soleil rend toujours éblouissante, repousse et &tigue la vue^. La pointe de cette île qui regarde le sud-ouest,

1 . Lieutenant Newbold , On the geoîogy of Egypt. Proceedmgs of the geological Society of London, tome DI, page 182.

2. Gratien Le Père , Mémoires sur la ville d'Alexandrie. ^ Description de l'Egypte : état moderne^ tome II , 2.* partie^ p. 21^'

ou NIL. 44^

porte ea arabe le nom de Roudah el tjrn (le jardin des figues), à cause de la facilité avec laquelle les figuiers y croissent '. Le cap qui la termine, et qu'on appelle Cap des figuiers y continuellement attaqué par les flots, n'a pu résister à leur action. On aperçoit vei^ le large, sur son prolongement vers le sudouest, une suite de catacombes, qui avaient été creusées au-dessous du niveau de la mer; les eaux ont envahi l'espace qu'elles occupaient, ainsi que remplacement de catacombes semblables dont la partie septentrionale de la presqu'île était bordée. ^ ^ Pharos était encore une ile lorsque, dans l'année 33a avant J.-C, Alexandre, frappé de l'avantage de la situation et de la beauté du lieu, choisit la partie de la digue rocheuse du lac Maréotis qui lui faisait face et qui était la plus large, pour la fondation de la ville à laquelle il donna son nom et dont on y voit encore les ruines. Les débris en sont immenses. Us forment en quelques points des monticules assez considérables pour que l'armée française ait pu y construire, en 1798, des forts que le pacha a conservés^. On trouve aussi sur cet emplacement des ^monuments très-remarquables, tels que les Aiguilles de Cléopâtre, la colonne dite de Pompée; on y voit également les catacombes, dont j'ai déjà parlé, et les citernes que les anciens avaient creusées dans le roc.

Arrondie dans sa longueur, qui était de 3o stades (5555 mètres, ou une lieue marine), la ville' an-

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