‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 108 sur 153 · Voyage de M. le duc de Raguse; tome III · texte numérisé non relu

Voyage de M. le duc de Raguse; tome III

Emplaremenl

de Tancieiinc

AIrxandrir.

Grandeur de te« mines.

tique saUongeait ea pointes par les extrémités sur deux istbmes qui la reliaient au continent. «Dans sa partie la plus large elle avait lo stades (i85o mètres), et seulement 7 ou 8 stades (i3oo a i5oo mètres) sur les côtés. La largeur des deux isthmes était de 7 à 8 stades (i5oo à i5oo mètres); la longueur de celui de l'ouest, sur lequel était le fau* bourg de Nécropolis, était au moins de 10 milles (18,520 mètres), et il s'élargissait ensuite avant de se réunir au continent d'Afrique. Il était coupé par le canal qui faisait la communication du lac Maréotis avec la mer; l'isthme de l'est, par lequel oi^ allait à Canope, trouvait plus tôt le territoire d'Egypte.

«A strictement parler, ce n'était donc pas du

continent que l'ile du Phare était voisine, lors de

la fondation d'Alexandrie; mais d'une baqde de

terre très-étroite et très-longue, sur laquelle la vilie

était placée, et qui masquait un très-grand espace

qui était encore du domaine des eaux."*

ihptasuunum; Afiu dc crécr à sa nouvelle ville un port sûr et

^jfar Aiexanarr commodc, Alcxaudrc réunit cette langue de terre à

„.ry ;;.?'' ' îïe de Pharos par une levée de 7 stades ( 1 206 mètres)

rile de Pbaro» ■■• l "< H '^

iUcôie. de longueur, qu'on nomma Heptastadium^ et qui la rattacha non à la terre ferme proprement dite, «mais à une autre digue, qui s'était naturellement formée en travers d'un golfe qu'elle barrait et qu'dJe séparait du reste de la mer. Toute la largeur dukc Maréotis était la profondeur qui restait encore à ce

1. Dolomicu, Mémoire sur la constitution phjsique de l'Egypte: Journal de plij^sique; tome XLII^ pî»g[e 199 (1798).

golfe lorsque Alexandre fut séduit par la beauté dune situation si avantageuse au commerce intérieur et aux relations étrangères. Une simple rangée de rochers avait servi de point d'appui aux sables qui s'étaient accumulés à leurs pieds. *' *

Quatre passes, qui coupent la ligne de rochers sous-marins dont nous avons parlé , forment les entrées du port principal créé par Alexandre, qui porte aujourd'hui le nom de port vieux. Des sables calcaires, poussés et amoncelés par les vents, sont venus s'accumuler au fond de ce port, où ils ont fermé contre l'Heptastadium le grand atterrissement sur lequel la ville actuelle des Turcs est bâtie.

«Cest, en effet, presque uniquement aux sables saWe. que les vents apportent, qu'on peut attribuer cette "j^^eufd'gir^ portion d'atterrissement de plus de 200 toises (690 mètres, et plus exactement d'après les cartes modernes de 740 mètres) de largeur, qui a eu pour point d'appui la digue par laquelle on avait autrefois uni l'ile du Phare à la terre ferme; les sables accumulés des deux côtés de cette digue ont préparé le local sur lequel a été placée la nouvelle ville d'Alexandrie, quand on a laissé déserte l'enceinte de l'Alexandrie des Arabes, qui conservait cependant dans ses «itemes les seuls moyens d'avoir de l'eau douce."

« Lorsqii Alexandre fit joindre l'tle du Phare à la terre ferme, et donna de cette manière deux ports a Alexandrie, on sentit la nécessité de les faire communiquer entre eux, afin que les vaisseaux pussent sortir dans presque toutes les saisons. On laissa à

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