Andréossj, loc. cit, , page
habitées.
tées , courertes de décombres : elles présentent un relief assez considérable au-dessus de Feau; ce qui leur fait donner par les babitants le nom de montagnes : ils disent la montagne de Tennjrs , la montagne de Tounah, la montagne de Samnah.
;.i.»<ieTcMji, Ces Iles étaient des villes et le lac Menzaleb était **""'***' appelé autrefois lac Tennjrs. Les mines de Tennys sont à 9000 mètres de la plage actuelle de la mer, et celles de Tounah à 16,600. En dedans de la jdage se trouve une levée de sable de 5oo mètres de largeur moyenne, que nous avons déjà décrite; pois, dans le lac même sont quelques iles basses, dispersées çà et là, au milieu desquelles se distinguent celles sur lesquelles les villes antiques dont nom venons de parler, comme toutes celles qu'attmgnait rinondation, s élevaient sur des levées artificielles, qui paraissent n'avoir rien perdu de leur hauteur originaire. La ten^, mêlée de décombres, sur laquelle on y marche à présent, est entièrement inculte, et sa surface est saisie par une espèce de cristallisation, en sorte que le terrain crie et cède sous les pieds, comme la neige qui commence à geler j ce qui rend ces il/es très-pénibles à parcourir.
Tennys, ville romaine, bâtie sur les débris dWe ville ^yptienne, florissait du temps d'Auguste. Celait une vaste cité; « une enceinte de murailles, flanquée de tours, avec un fossé plein d'eau, &isait sa défense. Elle ne présente aujourd'hui aucune habitation : des vestiges de bains, quelques ruines dé souterrains voûtés avec art, dont les murs sont recouverts d'un ciment très-dur et très-bien conservé, les fragments d'une cuve rectangulaire de granit
roiige; lels sont les seuls monuments que Ton distingue au milieu de débris immenses de briques, de porcdiaines, de poteries et de verreries de toute coidenr. ^ *
Même avant l'expédition d'Egypte, qui nous a Re«embiance donné sur ces ruines des notions si précises, Fana- de^eHylerd logie de leur situation avec celle de Venise n'avait ^*°''« pas échappé à Dolomieu, non plus que celle du Doiomien. îàc Menzaleh et des autres lacs dont nous avons parié avec les lagunes de l'Adriatique.
« Les nombreuses îles au-dessus desquelles Venise fe^élève pour dominer le golfe Adriatique, sont représentées, dit-il, par les iles du lac Menzaleh, sur l'une desquelles était située la ville de Tennys, dont on disait que les habitants étaient tellement pressés par la mer et les lacs, que, la terre leur manquant, les. eaux seules fournissaient à lem* subsistance; et la barrière qui sépare le' lac Menzaleh de la mer , en donnant passage aux eaux par des ouvertures comptées parmi les sept bouches du Nil, ressemblent aux digues naturelles , nommées // lido, qui forment le fond du golfe de Venise, en y laissant de pareilles ouvertures et qui soutiennent les efibrts des flots. '^ ^
Les contours du lac Menzaleh du côté de l'intérieur ont subi , comme ceux des lagunes de Venise et de nos étangs du département de l'Hérault^ des changements plus considérables que ceux du littoral, mais qui sont cependant en eux-mêmes assez