‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 127 sur 153 · Girard, loc, cit., page · texte numérisé non relu

Girard, loc, cit., page

G>ncluaions

ou NIL. 465

Les feuilles 34, 4^ ^t 4^ de celte précieuse collection, et la carte générale réduite, montrent clairement que la côte d^Égypte présente à chacune des deux embouchures actuelles du Nil une irré-v , gularité considérable. Ce sont deux saillies qui se saiiiirt détachent d'une manière très-prononcée en ayant pré,ente"i.c de la licne générale de la côte, ligne qui est elle- , '" ,

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même convexe vers le nord , mais d une manière acmeiiet da i beaucoup plus douce, et sur laquelle les saillies des deux bouches forment deux espèces d'appendices. Chacune de ces saillies ou promontoires s'ouvre par son milieu pour laisser échapper la branche du Nil à laquelle elle correspond. Chacune d'elles est formée de deux larges musoirs qui accompagnent le fleuve de part et d'autre comme deux jetées immenses.

' Ces musoirs des bouches du Nil sont formés de Mouvemen sable que le mouvement des eaux du fleuve, joint ^ vêLZJh à'celui des Vagues de la mer, balance pendant quel- ^" ^" que temps, et que le vent finit par entasser sous forme de dunes. Les troubles et les sables entraînés par le fleuve concourent, en effet, à la formation des barres qui obstruent ses embouchures et encombrent la côte. Les vents, dans les tourmentes, soulèvent les sables déposés au fond de la mer et les poussent sur le rivage. Dans le temps des basses eaux , lorsque les sables sont séchés, les vents s'en emparent de nouveau et les portent sur les plages. C'est ainsi , dit le général Andréossy, que «les plages et les dunes s'élèvent , et que les parties couvertes de récifs se convertissent en plages.^' *

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