Michel Gievaliei , loc, cit., page
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mais le port de Barataria i^prësenle le lac Bourlos du Delta du Nil, et 1 étang de Yalcarès du Delta du Rhône. Enfin l'Âtchafalaya, qui est peut-être l'ancien cours de la rivière Rouge, est à peu près, par rapport au Mississipi , ce qu'est l'Adige par rapport au Pô.
roas le» Delta» Les formcs de ces différents Deltas semblent ainsi °"*^*^^^^^ n'être que des variantes d'un même type fondafoodameoui. mcntal. Les phénomènes qui concourent à leur formation, les procédés même par lesquels l'industriehumaine parvient à en tirer parti, ont partout la plus grande ressemblance , et il est bien remarquable de voir qu'au milieu des incertitudes et des tâtonnements qui ont du, sans doute, accompagner la première colonisation de la Louisiane, on ait bâti, de prime abord, la Nouvelle-Orléans dans une des situations, où il serait le plus naturel de chercher la position originaire du cordon littoral, c'est-à-dire dans une situation comparable à celles de Rosette, d'Aigues-Mortes, de Comacchio et de Leyde.
Ici, comme dans les Deltas du Nil, du Pô, etc., les bords immédiats du fleuve sont plus élevés que le terrain situé à une certaine distance. De là il résulte qu'il y a des deux côtés du fleuve de vastes marais, qui subsistent toute l'année, de manière que la plus grande partie de la contrée, depuis Natchez, situé à environ 645 kilomètres de l'embouchure, ne présente qu'un grand espace marécageux, séjour des alligators et très-insalubre pour l'homme. Levée. Le 10X18, du Mississipi, comme le long du Rhin,
nstruîte» le long -.^l^ Itia '11*1 !• »
I cour» principal du Rhonc et du Po, on a établi des digues quon .
et le long de» 11"*/' ' .*. •
bayou». appelle ici levées y pour préserver certains terrains
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«de rinondatioD ; on les a construites non-seulement le long du cours principal, mais le long de ces canaux appelés bayous, dans lesquels Feau coule seulement pendant la saison des pluies.
«Dès Natchez, ces lisières de terre haute commencent à être garanties de l'inondation par une digue en terre, appelée lestée, qxii fut construite par les Français lorsqu'ils colonisèrent la Louisiane. L'espace resserré, ainsi conquis, est occupé par des plantations de coton et de cannes à sucre, et par la
culture du riz vers l'embouchure La levée est
continue depuis la pointe coupée, qui est à 248 kilomètres en amont de la Nouvelle-Orléans, jusqu'au fort Saint-Philippe, situé à 116 kilomètres au-dessous de cette métropole. Le développement de la levée est donc 364 kilomètres sur chaque rive.^**
Le Mississipi poursuit son cours directement Panie infériei
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jusquau golfe ^ il s avance hors de la ligne du con- duMum.ipi tinent dans le chenal qu'il s'est créé à force d'amon* celer des boues et des arbres de dérive, et qu'il étend graduellement vers sa partie inférieure. Sur une longueur de 5o kilomètres au-dessus de l'embouchure, ses rives ne présentent qu'un marais rempli de roseaux, oii il n'y a pas d'arbres, et qui contient seulement quelques huttes de pêcheurs. On ne peut rien concevoir de plus triste que cette contrée, même jiisqu'à 110 kilomètres de l'embouchure, c'est-à-dire jusqu'aux % de l'espace à parcourir pour remonter jusqu'à la Nouvelle-Orléans.
Le cours principal du Mississipi se décharge dans