‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 37 sur 153 · Mac-Culloch , Dictionnaire géographique; tome II, p · texte numérisé non relu

Mac-Culloch , Dictionnaire géographique; tome II, p

dans le sens du littoral ou des péninsules de même forme et de même origine, rattachées à la côte ferme par des atterrissements modero/es. En commençant à la baie d'Apalache pour revenir vers l'ouest au SCississipi, on trouve d'abord l'île Saint-George, puis la Inie de San- José, qui est une grande lagune enveloppée par une espèce de crochet, et dont la courbe saillante est appelée cap San-Blas ; ensuite la baie de Saint-André 9 qui est également une grande lagune avec un cordon du même genre; la baie de Santa- Hosa et la longue île de Santa-Rosa, derrière laquelle se trouve la baie de Pensacola offrant plusieurs ramifications ; puis la pointe de Mobile, formant la baie dans laquelle se jettent les rivières d'Alibamous e^ de Mobile ; et enfin une série de barres et de petites iles qui vont jusqu'à l'embouchure #u Mississipi.

A l'entrée de la baie de Mobile il y a une barre

*ttr laquelle on trouve i5 pieds (^^^^ ) d'eau à mer

basse ; mais il existe des bancs en dedans de l'entrée

?^i font qu'il n'y a que les vaisseaux tirant seule-

p^ent 8 à 9 pieds ( 2,°* % ) d'eau qui puissent arriver

juscju'à la ville.

<t Le meilleur port de tout le golfe du Mexique est

^^lui de Pensacola, à l'extrémité d'un petit bassin

*lviYial du même nom, qui est situé entre ceux de

*^ Mobile et de l'Alphalachicola. Il y a sur la barre

"7 mètres d'eau. Ce littoral, bordé de lagunes, offre

V^f là même aux petits navires du cabotage une

^igne de navigation intérieure presque continue,

^ont on pourrait tirer un parti fort avantageux au

înoyen de quelques travaux. ^* '

1. Michel Chevalier, Des voies de communication anx Etats- Unis 5 tome I.'', page 81.

iarresetugune» „ Lcs côtcs Jcs CaroHnes et de la Géorgie sont de ôtM^iUntiques même bordées de lagunes, qui, se développant pade.Etau.uni.. rallèlcment au littoral presque sans interruption depuis le cap Hatteras Jusqu'au cap Féar, et de Charleston jusqu'en Floride, y établissent une ligne de navigation intérieure qu'il serait aisé de compléter , et dont le commerce tire parti depuis longtemps, quoiqu'on se soit peu occupé de la perfectionner. '^ ^

Dans cette partie méridionale du littoral atlantique des États-Unis, les rivières ont généralement des barres. La rivière Saint-Jean a 5 mètres d'eau à la barre, puis 5 à 6 mètres et au moins 4 sur une longueur de 3oo kilomètres. L'Alatamaha a 4 "5o à la barre, puis un peu plus jusqu'au delà de Darien. La barreifte Savannah est recouverte de 5,"5o d'eau, et les bateaux à vapeur la remontent jusqu'à Augusta.2

Barres Lcs côtcs dcs mcrs intérieures et des grands lacs*

DerlTo^tînêotL' offrent des phénomènes analogues. On en verra de et de. lac. très-bcaux exemples sur la carte de la mer Noire et de la mer d'Azof , par M. Hommaire de Hell. Les bords de la mer Caspienne sont dépourvus de ports profonds ; les fleuves qu'elle reçoit offrent à leur embouchure des barres formidables ou des rochers.... Les lacs américains, l'Ontario excepté, étaient pareillement privés de ports naturels. Les navires ne peuvent j aborder qu'à l'embouchure des rivières; et jusqu'à ce que les ingénieurs américains fussent intervenus, ces embouchures, toutes barrées par

1. Michel Chevalier, loc, cit., page 29. 3. Idem, ibid, y page 29.

des sables, étaient inabordables pendant la presquetotalité de Tannée : aucune n'ayait à la barre plus de 2 mètres d'eau, et très-peu avaient cette profondeur.^

En général, cette forme de côtes est très-répandue, ua tim et je crois que je n'exagère pas, en disant qu'il y a^"*^"^^,* VVKX tiers des côtes du globe qui doivent leur confi- *•"' configun g^aration a des phénomènes de ce genre : elles sont plus arrondies qu'elles n'étaient destinées à l'être, si \sê. mer eut été parfaitement calme.

Le Élit de l'existence d'une barre à l'entrée d'un gi*aQd nombre de rivières est un des plus notoires parmi ceux auxquels la navigation est subordonnée. C'est un grand fait naturel , qui témoigne du changement de régime que les eaux éprouvent en s'él oignant des larges espaces ouverts et profonds qui sont les centres d'agitation de la surface de la mer. l«es localités privilégiées, où ce changement de régime, cet amoindrissement de l'agitation, n'a pas 3iixené d'ensablement, sont fort rares. Ce sont les ports par excellence: Rochefort, Brest, Plymouth, I^ortsmouth, Londres, Anvers en sont des exemples.

De tout cela il résulte que la mer, dans les en- Rein«rqu< iï^oits où elle n'a pas une grande profondeur, mo- LdoLTiû" ^i€e la forme de son lit, en entassant les matières *''"^*"^ ï^elle met en mouvement, et en donnant au fond ^^e certaine inclinaison qui est plus en harmonie ^Vec ses mouvements. Elle agite les matières qui le ^Ouvrent, et elle tend à en élever une partie sur ^^ bords sous la forme d un. cordon qui marque les *^imtes de son domaine. Les barres sont le prolonge-

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