Voa IIofF, ouvrage cite, tome I.", page
2. Dr. Mamij Mémoires de Bruxelles, a. a. O. S., 115, c^i ■'^ j)av M. de Hofï", ouvrage cité, lome I/% page 317.
du Birsboscli.
NÉERLANDAIS. 3o3
nprd-est de celle de Nord-Beveland , et qui s étendait jusqu'à Zirikzée, a été emportée par les vagues en 1668. L'île de Schouwen s'étendait autrefois plus loin au sud qu'aujourd'hui, et l'Escaut oriental, qui la sépare du Nord-Beveland était si peu large, que les habitants des deux îles pouvaient se parler d'une rive à l'autre; mais les flots ont enlevé peu à peu tant de terrain , que le fleuve a maintenant un mille hollandais de largeur. La ville de Bommens, sur la cote septentrionale de l'île de Schouwen, a été complètement détruite par les vagues. ^
Plus haut, sur le cours des rivières, nous devons Formation
surtout remarquer les changements considérables
qu'a subis la région immédiatement au-dessus de
Oordrecht, nommée Sud-hoUandische-Jf^aard. Déjà
depuis longtemps les eaux réunies du Waal et de la
MLeuse l'avaient menacée de leurs ravages, qu'elles
avaient même en partie réalisés. Par exemple, elles
avaient détruit le village de Waal, qui est encore
oaentionné dans des titres de 1 064* Dans l'année 1421,
J® 49 novembre, le fleuve renversa complètement la
di§ue sur sa rive gauche {das alte TVlel)^^ précipita
P^f la brèche vers l'embouchure appelée Hariogvliet,
^^ produisit la grande nappe d'eau appelée Bieshosch,
H}^x s'étend depuis Gertruidenberg jusqu'à l'île de
-'-'Ordrecht. La région ainsi inondée, nommée aupa<
**^*Vant Bergse-f^eld, contenait 71 villages, dont 22
®^XiLt restés sous les eaux : longtemps après on pou-
^^it encore y reconnaître leurs clochers. Une petite
P^ï'tie de la contrée inondée près de Dordrecht a été,
P^ï degrés, élevée de nouveau, puis environnée de
X, Von HofF, ouvrage cité, tome l.*^^, page 322.
3o4 PAYS-BAS
digues, et elle forme aujourd'hui une île. On attribue cette grande irruption à ce que les eaux étaient trop resserrées dans la contrée dont il s'agit par l'endiguement du district sur la rive droite du Merwede, et on n'a pas reconquis le terrain complètement, parce qu'on a craint que, si on resserrait de nouveau la Meuse, la mai'ée ne reprît assez de force pour reproduire un phénomène analogue. Ce changement a eu une grande influence sur le r^ime des eaux dans cette partie des Pays-Bas ^ On a laissé les eaux en possession d'une partie des terrains envahis, et c'est un de ces cantons qui, quoique sub mergés pendant les grandes marées, peuvent fauchés.
Plus loin encore dans l'intérieur l'île de Grà/Zi vs^erty dans le Leck-, non loin de Houten, qui con
tinue à être mentionnée jusque dans des documentiL^
de l'année 1 228, a été détruite depuis cette époque »
Formation Mais la plus rcmarquablc des irruptions que k^ a duznydenée. ^^^^ ^ faitcs cu Hollandc, est celle qui a formé "^Le
Zuyderzée. Cette vaste lagune n'a pas toujours exis~vé avec la forme qu'elle nous présente aujourd'hui. ; dans l'origine c'était un lac qui ne communiquaK.it pas avec la mer, il s'appelait le lac FleçOy ou cf3u moins ce lac occupait la position qu'occupe aujoiiiHrd'hui la partie méridionale du Zuyderzée, c'est — àdire la partie la plus avancée dans les terres ««du grand golfe qui sépare la Hollande de la Frise, la partie située au sud de la ligne tirée de StaveréE3 à Enkhuysen.