Von Hoff, ourragc cite , tome I.*', page
tin DolUrt.
NÉERLANDAIS. Soy
£11 i5o7 il restait encore quelque chose de la ville assez importante de Torum, Ce ne fut qu'en lÔSg qu'on commença à élever du côté de la terre une digue assez forte pour prévenir les empiétements ultérieurs de la mer. La région qu elle avait dévorée contenait, outre la ville de Torum, 60 bourgs, villages ou abbayes, les plus riches de la Frise, et le rivage avait reculé de i3,ooo pas. Deux cours d'eau, qui airrosaient cette terre i la Tiam et V Esche, ont été par effacés du catalogue des rivières. Le nouveau golfe
de U Jahdcb
av^ait une surface d'environ 6 milles d'Allemagne eaiTrés (355 kilomètres carrés); mais son étendue a étjé diminuée par le dépôt de nouveaux terrains, ijiai occupent déjà 5 % milles d'Allemagne carrés (a 02 kilomètres carrés), et par là le village de Bunda ^1:11, pendant les deux siècles immédiatement posté- ^'îcurs à la première catastrophe, avait joui d'un bon port, se trouve de nouveau à une lieue du rivage.*
Le phénomène qui a donné naissance au DoUart Formation
® est reproduit sur le côté oriental de la seigneurie de
^euer dans la Jahde. Ce golfe, qui a une surface de 3
'^^illes carrés d'Allemagne (176 kilom. carrés), est
^Ussi de nouvelle origine; après quelques irruptions
P^liminaires, il fut définitivement formé en 1218.
'^pendant diverses localités, qui se trouvaient au-
P^l*avant dans l'espace qu'il occupe aujourd'hui,
^^t continué à être habitées jusqu'en 1 422. En i5i 1
^*^e grande marée dévora plusieurs paroisses du
*^illiage de Huslringen, et en i65i des terres ont
^^core été entraînées. ^
X. Von HofF, ouvrage cite, tome L", page 359. ^. Idem, ibid,, page 361.
Action de la mer snr
3o8 PAYS-BAS
Ces irruptions de la mer ont donc été des phénomènes extrêmement fréquents dans les Pays-Bas. Elles se sont reproduites dans ces contrées pendant plusieurs siècles successifs. La mer n'a pu pénétrer
le cordon littoral, aiusi ddus l'cnceinte protégée par le cordon littoral sans y produire quelques brèches; elle tend même à le faire reculer, et on remarque qu'en général, la mer ronge la côte occidentale et septentrionale de la Hollande; mais les changements qu'elle y a produits sont bien moins sensibles que ceux que — ses eaux ont fait naître dans l'intérieur du pay& Les changements de la côte seraient à peine sensibles sur la carte, tandis que la configuration de plusieur^B contrées de l'intérieur s'y trouve changée totale — ment. Cependant les effets produits par l'action d^s la mer sur le cordon littoral sont en eux-même^ très-remarquables, et je dois aussi vous les faire coa— naître.
Ile de Kadzaod. Dc i '] o5 à i '] ^6 Fîlc dc Kadzaud a perdu plojs de looo klafter (2000 mètres) de ses dunes. ^
lie de waicheren. Daus l'île dc Walchcrcn , près de Westcapelle» la mer a emporté les dunes et une portion de côto considérable^. Il paraîtrait cependant quelle a empiété plus encore sur le reste des côtes des Pays-Bas que sur celles-ci , car la partie de l'île de Waleherea. voisine de Westcapelle fait saillie sur la ligne générale des rivages.
schmeningen. D^us Ic viUagc dc Scheweningcn, situé près d^ La Haye, dans un intervalle des dunes, la mer ^^
1. Tob. Bergmann, Phjrs. Beschr, derErdkugel, 2 Th,, %. \&^9 cité par M. de HofT, ouvrage cité^ tome I.'% page 317.